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MARSEILLE : Emmanuel WITVOET : « Nous proposons à nos élèves une promesse de liberté »
À Marseille, l’association Girolata démocratise la pratique de la voile avec une formation innovante visant l’autonomie en 21 jours.
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Larguer les amarres en toute confiance après seulement quelques semaines de formation : c’est le pari réussi de l’association Girolata, fondée à Marseille en 2020. Face à des cursus traditionnels jugés trop longs et peu axés sur l’indépendance en mer, son fondateur, Emmanuel Witvoet, a développé une méthode unique en France, aujourd’hui reconnue par la Fédération française de voile pour son caractère novateur. L’initiative rencontre un franc succès et s’ouvre désormais à des publics spécifiques, notamment les femmes, pour lever les freins à la pratique.
Une méthode unique pour devenir autonome
Partant du constat que les parcours classiques de la Fédération française de voile nécessitent souvent des années de pratique avant d’atteindre une réelle autonomie, l’association Girolata a mis au point un certificat en 21 jours. La formation, dispensée de septembre à décembre, s’organise autour de sessions de trois jours en mer toutes les deux semaines, un rythme compatible avec une vie professionnelle. En petits groupes de quatre personnes maximum, les stagiaires abordent tous les aspects de la navigation : cartographie, météorologie, manœuvres de port et de voile, ou encore mouillage. Nul besoin de permis bateau ou de connaissances préalables pour s’inscrire.
« En leur offrant la possibilité de prendre la mer en sécurité, nous proposons à nos élèves une promesse de liberté. C’est une immense satisfaction que de les voir gagner en confiance et en autonomie », s’enthousiasme Emmanuel Witvoet, fondateur de l’école de voile.
La formule a déjà séduit entre 70 et 75 navigateurs depuis sa création, permettant à la structure de se développer pour compter aujourd’hui trois voiliers et cinq formateurs.
Des créneaux dédiés pour féminiser la pratique
Bien que la voile attire un public mixte, le milieu reste majoritairement masculin, avec seulement 40 % de femmes en moyenne dans les écoles, une proportion qui diminue à mesure que le niveau de pratique s’élève. Pour contrer ce phénomène, Girolata a lancé en début d’année des demi-journées de cours 100 % féminines, encadrées par une skippeuse. Fort de ce succès, l’association ouvrira dès septembre des créneaux de formation à l’autonomie en mixité choisie.
« Cette idée est partie du constat qu’en équipage mixte, les voileuses ont tendance à s’inhiber ou à moins se faire confiance, et ce malgré le fait que nous veillons à ce que l’expérience soit la plus équitable possible », explique Emmanuel Witvoet. L’initiative est déjà plébiscitée, avec la moitié des places déjà réservées pour la rentrée.
La mer, vecteur de confiance et d’inclusion
Au-delà de son programme phare, l’association Girolata multiplie les actions à vocation sociale et solidaire. Elle organise des sorties en mer pour des femmes victimes de violences, en partenariat avec l’association Habitat Alternatif Social (HAS), ainsi que pour des mineurs migrants ayant traversé la Méditerranée, avec l’association ADAP13. En collaboration avec la mairie de Marseille, elle a également accompagné des enfants du centre social de la Belle de Mai dans la création d’une fiction radio. Pour ceux qui souhaitent naviguer sans attendre la rentrée, des stages mixtes de trois à cinq jours sont proposés tout l’été, à partir de juillet. Le seul prérequis est d’être majeur.
Plus d’informations sont disponibles sur le site de l’association Girolata (https://www.girolata.fr/).
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

