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MARSEILLE : Édition – Raphaël KEMPF décrypte les violences judiciaires dans un nouvel essai

L’avocat Raphaël Kempf publie « Violences judiciaires », un essai analysant la répression des mouvements sociaux par l’institution judiciaire.

Les éditions Agone publient la deuxième édition revue et actualisée de « Violences judiciaires », un essai percutant de l’avocat Raphaël Kempf. L’ouvrage dénonce l’instrumentalisation de l’institution judiciaire comme outil de répression politique au service du pouvoir, une tendance qui, selon l’auteur, prépare la voie à un régime de plus en plus autoritaire en France.

Un outil de répression politique

Le livre pose un constat sévère : la justice, loin d’être un contre-pouvoir impartial, serait devenue le bras armé de l’exécutif pour étouffer la contestation sociale. L’auteur s’appuie sur une décennie de procès emblématiques liés aux grands mouvements sociaux qui ont marqué la France, de la loi travail aux « gilets jaunes », en passant par la réforme des retraites, les Soulèvements de la Terre et les insurrections consécutives aux meurtres policiers.

« La violence de la justice – et de la police, son bras armé – est utilisée par le pouvoir pour empêcher les mouvements sociaux de combattre ses politiques », affirme la présentation de l’ouvrage. Raphaël Kempf y décrit des pratiques judiciaires qui viseraient à dissuader l’engagement militant : gardes à vue prolongées sans justification, procès expéditifs en comparution immédiate ou encore humiliations en salles d’audience. Pour l’auteur, nommer ce lien entre action judiciaire et maintien de l’ordre est essentiel pour comprendre les atteintes portées aux libertés fondamentales.

Une justice à deux vitesses

L’essai met en lumière ce que Raphaël Kempf analyse comme un traitement juridique différencié selon le milieu social et les origines des prévenus. Il y rappelle le devoir de l’institution judiciaire de protéger les plus faibles et plaide pour une réorientation de sa mission. Loin d’être un simple outil de sanction, la justice devrait, selon lui, se porter garante de la liberté de contestation, qu’il juge indispensable à la vitalité démocratique. Sans cette protection, la liberté d’expression ne serait qu’une « liberté vide ».

L’objectif de l’ouvrage est de fournir des clés de lecture sur le fonctionnement de la justice et de mettre en lumière sa responsabilité dans le climat de tension actuel. La préface, intitulée « Pas de “bavures” policières, ni de “dérives judiciaires” », est disponible en ligne sur le site Antichambre (https://antichambre.agone.org/pas-de-bavures-policieres-ni-de-derives-judiciaires/).

L’auteur, un avocat engagé

Raphaël Kempf est avocat au Barreau de Paris et à la Cour pénale internationale. Connu pour ses engagements et ses prises de position, il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont « Ennemis d’État » (2019). Il contribue également régulièrement à des publications telles que Le Monde diplomatique, Jacobin et Blast, où il analyse les questions de justice, de libertés publiques et de répression.

Informations pratiques et rencontres

« Violences judiciaires » est publié dans la collection « Éléments » des éditions Agone (https://agone.org/), basées à Marseille. Le livre de 240 pages est vendu au prix de 12 € (ISBN : 9782748906158).

La sortie de l’ouvrage s’accompagne d’un cycle de rencontres et de conférences. La prochaine est prévue à Marseille le 25 février à 18h30 à La Ruche (boulevard National), où Victor Collet présentera « Du taudis au Airbnb ». D’autres événements sont annoncés, notamment le 26 février à 19h00 à l’Université Populaire de Bordeaux avec Nicolas Chevassus-au-Louis, et le 3 mars à 19h00 à la bibliothèque de La Tour-d’Aigues avec Raphaël Perrin.