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MARSEILLE : Des protections périodiques gratuites pour le…

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MARSEILLE : Des protections périodiques gratuites pour les lycéennes

Après une année de test concluante , le dispositif « les mêmes règles pour toutes » a été étendu depuis 2022 à tous les lycées privés et publics de la région Sud, équipés progressivement de distributeurs de protections périodiques.

La précarité menstruelle touche 8% des femmes et des jeunes filles en France. En milieu scolaire, 6 % des élèves (et jusqu’à 12 % dans les milieux les plus précaires) auraient déjà manqué les cours car elles n’avaient pu se procurer de protections périodiques. Permettre à toutes de pouvoir trouver serviettes et tampons est donc autant un enjeu de solidarité que d’égalité des chances. C’est le but poursuivi par le dispositif « les mêmes règles pour toutes », qui permet depuis la rentrée 2022 à toutes lycéennes, réparties dans les établissements privés et publics, de disposer d’un distributeur au sein de leur établissement.

L’histoire de ce dispositif a débuté lorsque deux élèves du lycée Ismaël dauphin à Cavaillon se sont tournés vers la région pour les aider à lutter contre la précarité menstruelle. En 2021, 10 lycées étaient sélectionnés pour tester la solution de distributeurs de protections périodiques. Partout, ils ont été accueillis avec enthousiasme, par les équipes pédagogiques comme par les élèves. A travers le conseil académique de la vie lycéenne, ces derniers ont pu ouvrir le dialogue et lutter contre les tabous. L’installation de ces distributeurs (qui n’ont par ailleurs connu ni dégradation, ni surconsommation) a été l’occasion d’aborder les questions liées à la précarité, à l’hygiène, à la représentation du corps, aux rapports filles-garçons et à la sexualité. Dans le même temps, le Pass santé, qui proposait déjà aux moins de 26 ans le remboursement de contraceptifs ainsi que des consultations gynécologiques et psychologiques, permettait également de bénéficier de coupons pour l’achat de protections hygiéniques en pharmacie.

Une question de santé publique

Certaines jeunes femmes sont contraintes de fabriquer elles-mêmes leurs protections, s’exposant à des complications comme le syndrome du choc toxique, ou utilisent des matières qui peuvent provoquer irritations ou allergies. Pour permettre à toutes de disposer de protections de qualité, la Région Sud s’est appuyée sur l’entreprise Les petites choses, qui propose des tampons et serviettes fabriqués à partir de coton biologique, sans perturbateurs endocriniens. Cette entreprise est la première à réaliser des analyses toxicologiques complètes sur ses produits pour s’assurer qu’ils ne présentent aucun risque. Chaque trimestre, les distributeurs des lycées seront réapprovisionnés de ces produits, selon les besoins des établissements.

SOURCE : Région Sud​.