PARIS : Cétacés de Marineland, les feux sont au vert pour l…
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PARIS : Cétacés de Marineland, les feux sont au vert pour leur transfert
Avenir des cétacés de Marineland, Mathieu Lefèvre annonce que les feux sont au vert côté État pour leur transfert.
Face à la dégradation critique des installations de Marineland, mettant en danger les cétacés encore présents sur le site (2 orques et 12 dauphins), Mathieu Lefèvre, ministre délégué chargé de la Transition écologique, annonce à l’occasion d’un déplacement sur le site de l’ancien parc que l’État redonne à Marineland la possibilité de disposer de ses orques afin de mettre fin à l’impasse à laquelle les parties prenantes étaient confrontées jusqu’à présent.
Le 16 février 2026, le ministre délégué à la Transition écologique avait réuni l’ensemble des parties prenantes concernées par l’avenir des cétacés de Marineland. Cette réunion avait permis de présenter les différentes solutions envisagées et de les soumettre au débat. À l’issue de trois heures d’échanges, les expertises mobilisées n’avaient pas permis de faire émerger une solution consensuelle. Un seul constat avait été partagé par l’ensemble des participants : pour assurer le bien-être des cétacés encore présents à Marineland, il était nécessaire d’agir vite.
Conformément à l’engagement pris par le ministre lors de cette réunion, et à la demande des ONG présentes, le Gouvernement a procédé à de nouvelles vérifications auprès des États disposant de projets de sanctuaires pour cétacés sur leurs côtes. Les autorités italiennes et grecques, seules concernées par de tels projets en Europe, ont été à nouveau sollicitées. Elles ont confirmé par écrit qu’aucune solution d’accueil immédiate ne pouvait être proposée pour les dauphins français, soit faute de capacité disponible, soit parce que les projets évoqués ne disposent pas, à ce jour, des autorisations nécessaires.
La solution canadienne est également apparue non opérationnelle à court terme. Les échanges conduits ces dernières semaines avec les autorités canadiennes et plusieurs ONG ont révélé de nouveaux éléments ne permettant pas de considérer ce projet comme viable dans des délais compatibles avec la situation d’urgence constatée à Marineland.
Parallèlement, l’expertise judiciaire relative à l’état des bassins, commandée l’an dernier à la demande de Sea Shepherd, a confirmé les inquiétudes du Gouvernement. Ce rapport fait état d’une situation structurelle alarmante : les bassins sont instables et leur état ne permet plus d’attendre plusieurs mois sans risque majeur. Les vétérinaires, ainsi que les autorités locales dans le cadre du plan ORSEC, indiquent qu’en cas de rupture des bassins, la seule option serait l’euthanasie des animaux concernés.
Face à cette situation d’urgence, le ministre délégué à la Transition écologique a demandé à ses services et à Marineland de présenter une solution permettant de lever, à très court terme, les risques pesant sur les orques.
Concernant les dauphins, le ZooParc de Beauval accueillira 8 des dauphins de Marineland ainsi que ceux de Planète sauvage dans un peu plus d’un an, dans le cadre de son futur complexe de recherche sur les cétacés. Cette perspective constitue une solution française pérenne de moyen terme. Dans l’attente, et après confirmation par les gouvernements italien et grec de l’impossibilité de transférer les dauphins vers des sanctuaires existants ou en projet, les dauphins seront eux aussi transférés en Espagne. Cette solution transitoire vise à garantir leur prise en charge dans des conditions sécurisées. Pour les 4 autres dauphins, ils rejoindront le complexe de l’Oceanogràfic de Valencia, où des équipes d’expertises internationales les attendent dans les meilleurs conditions.
Mathieu Lefèvre, ministre délégué chargé de la Transition écologique, déclare : « Face à l’urgence, nous agissons pour éviter le pire. Après des mois de consultations avec les ONG, les experts et les autorités compétentes, aucune solution idéale ne s’est dégagée. Mais le statu quo est inacceptable : maintenir les animaux dans des installations dégradées fait courir un risque inacceptable. Ma priorité est donc claire : sortir de l’impasse pour sauver les deux orques et garantir la sécurité de tous les cétacés. Les feux sont au vert côté État pour mettre fin à une situation d’incertitude qui a déjà trop duré. Je remercie les dirigeants de Marineland, mais aussi les autorités espagnoles avec qui nous travaillons main dans la main pour offrir aux cétacés la meilleure solution possible. Le Loro Parque est à ce jour la meilleure solution viable pour les orques. Je veux enfin saluer le travail remarquable des soigneurs de Marineland. Dans des conditions très difficiles, ils ont fait preuve d’un engagement et d’un professionnalisme exemplaires au service du bien-être des animaux ».

