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MARSEILLE : Défaillances d’entreprises – Plus de 70 000 cas sur un an, une hausse continue mais légère
Selon la Banque de France, le nombre de défaillances d’entreprises a atteint 70 228 cas à fin avril 2026, confirmant une tendance haussière modérée.
La santé économique des entreprises françaises reste sous étroite surveillance. Dans son dernier bulletin statistique publié ce 5 juin 2026, la Banque de France révèle que le nombre de défaillances, cumulé sur les douze derniers mois, s’élève à 70 228 à la fin du mois d’avril. Ce chiffre marque une légère mais constante progression par rapport aux données révisées de mars 2026, qui faisaient état de 69 978 cas.
Cette dynamique, bien que ralentie, témoigne des fragilités persistantes dans le tissu économique national. La hausse s’explique en partie par une conjoncture dégradée, marquée par des chocs successifs et des incertitudes accrues qui ont mis à mal la trésorerie de nombreuses structures.
Une tendance de fond au-dessus des niveaux d’avant-crise
Si l’augmentation annuelle reste contenue, avec une hausse de 4,6 % par rapport à avril 2025, la comparaison avec la période de référence 2010-2019 est plus parlante. Le niveau actuel des défaillances est supérieur de 18,3 % à la moyenne observée durant cette décennie, indiquant que l’économie n’a pas encore retrouvé sa stabilité d’avant les crises récentes.
Cette tendance à la hausse concerne la quasi-totalité des tailles d’entreprises. Les PME (Petites et Moyennes Entreprises) enregistrent 70 157 défaillances, soit une augmentation de 4,6 % sur un an. La situation est encore plus marquée pour les ETI (Entreprises de Taille Intermédiaire) et les Grandes Entreprises, avec 71 cas recensés, soit une progression de 20,3 % en un an.
Des secteurs sous tension et des contrastes marqués
L’analyse sectorielle dévoile des réalités très diverses. Certains secteurs affichent une résilience notable, à l’image de la construction, qui voit son nombre de défaillances reculer de 1,9 % sur un an et se situe même légèrement en dessous de sa moyenne de long terme (-0,5 %). L’industrie reste également stable (+0,5 % par rapport à la moyenne 2010-2019).
À l’inverse, d’autres activités sont en grande souffrance. Le secteur des transports et de l’entreposage connaît une situation critique, avec un nombre de défaillances supérieur de 73,1 % à sa moyenne historique. Les activités financières et d’assurance (+47,3 %), l’information et la communication (+43,7 %) ainsi que les conseils et services aux entreprises (+39,9 %) affichent également des niveaux de sinistralité très élevés. Le secteur de l’hébergement et de la restauration, bien que sa hausse annuelle soit modérée (+7,0 %), reste à un niveau très supérieur à la normale (+29,1 %).
Un paradoxe économique : plus de créations, plus de risques
Le rapport de la Banque de France met en lumière un contexte paradoxal. Si les défaillances augmentent, le dynamisme entrepreneurial ne faiblit pas. Citant les données de l’INSEE, l’institution note que plus de 1,2 million d’entreprises ont été créées sur les douze mois s’achevant à fin avril 2026. Cela représente une augmentation significative de 9,3 % par rapport à la même période un an plus tôt.
Cette vitalité entrepreneuriale, bien que positive, contribue mécaniquement à l’augmentation du nombre de structures potentiellement vulnérables, dans un environnement économique qui reste exigeant et incertain pour les plus jeunes entreprises.
Pour des analyses plus détaillées et accéder aux séries longues, la Banque de France invite à consulter son portail Webstat. L’actualité régionale de l’institution est également disponible sur sa page internet dédiée à la Provence-Alpes-Côte d’Azur (https://www.banque-france.fr/fr/nous-trouver/region-provence-alpes-cote-dazur) et sur son profil LinkedIn.
Les données complètes sur les créations d’entreprises sont diffusées par l’INSEE (https://www.insee.fr/fr/statistiques/theme/16/entreprises/creations-entreprises).
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).
