MANDELIEU LA NAPOULE : Patrice PELAZZA ou la tradition du m…
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MANDELIEU LA NAPOULE : Patrice PELAZZA ou la tradition du mimosa mandolocien
Au cœur de l’hiver, la Côte d’Azur se pare d’un soleil nouveau.
Celui des mimosas en fleurs. Dès la fin décembre et jusqu’au début du mois de mars, les collines du Tanneron s’embrasent de jaune, les vallons s’illuminent d’un éclat tendre et l’air se parfume d’un souffle chaud et poudré.
Bienvenue sur la Route du Mimosa, le plus doux des itinéraires d’hiver de Bormes-les-Mimosas à Tanneron, 8 communes -du Var et des Alpes-Maritimes- célèbrent la plus lumineuse des fleurs d’hiver. L’occasion de troquer les doudounes contre les lunettes de soleil !
Sur la Côte d’Azur, l’hiver n’est pas une saison, c’est un état d’âme. On y roule les fenêtres ouvertes et l’air porte un parfum d’or. Pour les gourmands, le mimosa se décline en glaces, en sirops, en douceurs sucrées.. Dans les maisons, il s’invite sous forme de bougies et de parfums d’ambiance… On se perd dans les ruelles des villages, sur les sentiers, à la rencontre des mimosistes… Et quand on repart, on peut garder sur soi quelque chose de cette lumineuse Côte d’Azur, comme un éclat d’or coincé entre deux pages de carnet et une promesse de printemps.
LES VILLES DE LA ROUTE DU MIMOSA :
Bormes-Les Mimosas
Rayol-Canadel sur Mer
Sainte-Maxime
Saint Raphael
Tanneron (Pays de Fayence)
Mandelieu-La Napoule
Pégomas
Grasse (Pays de Grasse)
Avec le précieux soutien de COTE D’AZUR FRANCE TOURISME et VAR TOURISME.
Patrice Pelazza, la tradition du mimosa mandolocien
En cœur de ville à Mandelieu, son atelier à l’allure vintage, où les affres du temps n’ont rien gâché, vaut à lui seul le déplacement. Un peu plus haut sur le massif du Tanneron, côté Alpes-Maritimes, Patrice Pelazza cultive du mimosa dans la longue tradition d’un métier transmis très souvent en famille. L’agriculteur suit ainsi les traces de ses arrière-grands-parents, arrivés du Piémont en Italie. Ils ont commencé l’aventure au début du XXème siècle avec du moutteana capable de fleurir, en décembre, avant toutes les autres variétés. « Madeleine, l’arrière-grand-mère était visionnaire.
Elle a acheté les terrains et son mari Antoine, l’arrièregrand-père, les a mis en culture. Sans eux, nous n’aurions pas tout ça», confie-t-il. « Madeleine était la générale en cheffe. Elle a créé la famille Pelazza » s’amuse, Guy, le père de Patrice Pelazza. L’affaire a grandi au fil des années. Après la Seconde Guerre Mondiale, le grand-père, Antoine, habitué depuis tout petit à travailler dans les champs, reprend les rênes et voit les clients anglais s’amouracher du mimosa. C’est une force de la nature. Le conditionnement des fleurs évolue avec les époques. Il passe des paniers en osier (fabriqués à Mandelieu) aux cartons pour finir, aujourd’hui, par des seaux et des sachets en plastique contenant des bouquets de 200 grammes. La mécanisation arrive. Une chambre froide est installée par Guy aux affaires depuis 1970.
Son fils, Patrice Pelazza rejoindra l’exploitation en 1994, après le service militaire et une formation d’électricien « en guise de roue de secours ». Trois générations travaillent à ce moment-là ensemble. La marchandise, -du mirandole et du gaulois planté depuis le gel de 1956- part chez deux grossistes en France et en Italie. Le futur ? Promis, il passera encore et toujours par des fleurs jaunes, en plus de l’eucalyptus : « l’idée c’est de grossir la filière car beaucoup de vieux mimosistes ont arrêté et j’aime travailler ce végétal ». Un retour 27 assumé aux origines du domaine, lorsque le mimosa écrivait l’histoire azuréenne.


