Passer au contenu principal

LYON : Ostéopathie – Le 18ème congrès plaide pour une…

Partager :

LYON : Ostéopathie – Le 18ème congrès plaide pour une intégration dans le parcours de soins

Le 18e Congrès des Ostéopathes de France, tenu à Lyon, a souligné la volonté croissante d’intégrer la profession au parcours de soins global.

Le 18e Congrès des Ostéopathes de France, qui s’est tenu le 27 mai dernier à l’Hôtel de Région Auvergne-Rhône-Alpes, a marqué une étape décisive pour l’avenir de la profession. Plus de 230 participants se sont réunis pour débattre de l’intégration de l’ostéopathie dans le système de santé français, en présence d’un panel d’experts scientifiques de premier plan.

Animée par le Professeur Gérard Ostermann, la journée a permis d’aborder des enjeux majeurs de santé publique tels que la désertification médicale, le vieillissement de la population, la santé mentale ou encore la saturation des services d’urgences. Des personnalités reconnues comme le pédopsychiatre Olivier Revol, le psychiatre Patrick Lemoine, l’anthropologue Charles Gardou et le médecin en chef du Samu 69, Karim Tazarourte, ont enrichi les discussions de leurs analyses.

Une reconnaissance croissante et un appel à la coopération

Un consensus fort a émergé des différentes tables rondes : les professionnels de santé manifestent un désir grandissant de collaborer avec les ostéopathes. Les intervenants ont unanimement reconnu le potentiel de ces derniers pour contribuer à une médecine plus préventive, personnalisée et participative. Leur rôle dans le repérage précoce de fragilités, l’accompagnement des troubles musculo-squelettiques et la promotion du bien-vieillir a été particulièrement mis en avant.

« Nous avons entendu tout au long de cette journée un véritable appel à construire de nouvelles coopérations avec les professions de santé et je m’en réjouis », souligne Dominique Blanc, Président d’Ostéopathes de France.

Une réponse aux défis actuels du système de santé

S’inscrivant dans la continuité des éditions précédentes consacrées au handicap et à la douleur, ce congrès a ouvert la voie à une réflexion plus large sur l’intégration de l’ostéopathie dans le parcours de soins. Face à la saturation des urgences, à la pénurie de soignants et à la montée des maladies chroniques, des approches innovantes et complémentaires sont devenues indispensables.

Plusieurs médecins ont ainsi lancé un appel direct aux ostéopathes pour qu’ils collaborent au sein des services d’urgences, souvent engorgés par des patients souffrant de lombalgies et de douleurs musculo-squelettiques qui pourraient être prises en charge plus efficacement dans ce cadre.

La prévention, un axe de collaboration majeur

La nécessité de renforcer la prévention pour alléger la pression sur les hôpitaux a été un autre point central des débats. Les ostéopathes apparaissent comme des acteurs clés pour participer à des stratégies territoriales de santé, en lien direct avec les médecins généralistes, les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) et l’ensemble des soignants.

Cette collaboration s’avère prometteuse dans des domaines variés comme la locomotion, la prévention des chutes chez les seniors, le vieillissement en bonne santé et l’accompagnement de personnes en situation de vulnérabilité.

Inventer l’ostéopathie de demain

L’un des moments forts de la journée fut l’appel lancé aux jeunes professionnels pour qu’ils s’emparent de ces nouvelles perspectives et contribuent activement à façonner l’ostéopathie de demain. Les échanges ont prouvé qu’un chemin de coopération est désormais clairement tracé et qu’il appartient à toute la profession de le concrétiser. Cette 18e édition restera un congrès d’ouverture, porteur d’un message d’espoir pour une approche de la santé plus intégrée et collaborative, au bénéfice de tous les patients.

À propos d’Ostéopathes de France

Créée en 1981, Ostéopathes de France est la principale organisation socioprofessionnelle française d’ostéopathes, reconnue comme association représentative par le ministère de la Santé depuis août 2014 et comptant près de 1 200 adhérents.

Très engagée dans la reconnaissance de la profession, l’association est à l’origine du rapport Lannoye de 1997, adopté par le Parlement européen, qui recommandait de légiférer sur les médecines alternatives. En France, son action a contribué à l’adoption de l’article 75 de la loi de Modernisation de la Santé en 2002, reconnaissant officiellement le titre d’ostéopathe.

Plus d’informations sont disponibles sur le site officiel : https://osteofrance.com

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).