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LYON : Cécile GALOSELVA : « L’immobilier peut être un…

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LYON : Cécile GALOSELVA : « L’immobilier peut être un levier d’émancipation »

Pionnière de l’immobilier solidaire, l’entreprise ETIC célèbre ses quinze années d’existence en confirmant la viabilité de son modèle alliant rentabilité économique, exigence écologique et utilité sociale à travers la France.

En 2010, l’idée de transformer l’immobilier professionnel en un outil tourné vers l’intérêt général semblait audacieuse, voire utopique. Quinze ans plus tard, la foncière ETIC – Foncièrement Responsable apporte la preuve par l’exemple que les bâtiments peuvent servir le bien commun sans sacrifier la performance économique.

Cécile Galoselva, fondatrice et présidente de la structure, est partie d’un constat simple : pour les acteurs de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS), l’immobilier constitue trop souvent un frein, entre coûts élevés et locaux inadaptés. « J’ai voulu démontrer que l’immobilier pouvait être un levier d’émancipation et non un frein. Quinze ans après, nous avons prouvé qu’on pouvait concilier rentabilité, utilité sociale et transition écologique », affirme la dirigeante.

Un modèle économique et social éprouvé

Le bilan de cette décennie et demie d’activité se matérialise aujourd’hui par la gestion de 10 tiers-lieux responsables répartis sur le territoire national, représentant une surface totale de 25 000 m². Ces espaces accueillent une diversité d’acteurs : associations, ONG, coopératives ou entreprises à impact.

Au total, 176 organisations sont hébergées au sein du réseau, générant plus de 1 600 emplois directs et indirects. Ces structures interviennent dans des domaines variés tels que l’éducation, la transition alimentaire ou la solidarité internationale.

Sur le plan financier, ETIC a su consolider ses actifs malgré un contexte immobilier tendu marqué par la hausse des taux. Le patrimoine de la foncière est passé de 21 millions d’euros en 2023 à 64 millions d’euros en 2024. Grâce à une maîtrise des charges et des loyers fixés au plus près des coûts, la société projette un résultat positif pérenne à court terme, ayant déjà réinvesti 65 millions d’euros dans les territoires.

L’excellence environnementale récompensée

L’impact écologique constitue le deuxième pilier de la stratégie d’ETIC. Les tiers-lieux gérés par la foncière affichent des émissions de CO2 en moyenne six fois inférieures à la moyenne nationale. Cette performance s’appuie sur des choix techniques innovants, comme l’utilisation de béton et d’isolants recyclés sur le site de La Loco à Lille, ou l’installation de toilettes sans eau au sein de Wikivillage à Paris.

Cette approche a valu à l’entreprise une série de distinctions majeures en 2025. ETIC a notamment remporté le Grand Prix de la Durabilité « Ici on agit », les Lauriers de la Régénération pour le site Le Château à Nanterre, le Trophée Rev3 pour La Loco, ainsi que le coup de cœur « Sobriété foncière et immobilière » de l’ADEME.

Une vision d’avenir ancrée dans les territoires

Au-delà de la gestion locative, ces espaces sont conçus comme des catalyseurs de projets collectifs. « En franchissant la porte d’un lieu ETIC, on ressent tout de suite l’énergie des synergies qui se créent. Ici, les rencontres deviennent des projets concrets et chacun repart avec la conviction que la coopération fait la différence », souligne Cécile Galoselva.

Pour l’avenir, l’entreprise entend poursuivre le développement de nouveaux projets et accompagner l’essor des tiers-lieux en France, avec la possibilité de transférer la propriété de certains sites à leurs occupants. Liuli Dinh, Directrice Générale Adjointe, résume cette ambition : « Nous avons la conviction que l’avenir se construit à l’échelle locale, dans des espaces où l’on se rencontre, où l’on partage, où l’on agit. C’est ce que nous faisons depuis 15 ans, et que nous voulons continuer à faire partout en France ».

Pour découvrir les projets et l’impact de la foncière, plus d’informations sont disponibles sur le site d’ETIC (https://etic.co/).