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LONDRES : Janice Argyle Thompson : « Le sport pour forger l…

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LONDRES : Janice Argyle Thompson : « Le sport pour forger la confiance des femmes et des filles »

L’ONG Charte de la jeunesse lance un appel pour un million d’heures de formation sportive gratuite pour les femmes en Afrique et dans le Commonwealth.

Le coup de sifflet a retenti. En cette Journée internationale des femmes, le 8 mars 2026, le combat change de terrain. Fini le temps où la seule réponse aux violences sexistes se jouait dans les prétoires. L’ONG internationale britannique Charte de la jeunesse (www.YouthCharter.org) sonne la charge et lance une offensive spectaculaire : un nouveau partenariat titanesque entre le Commonwealth et l’Afrique pour faire du sport l’arme ultime de l’émancipation des femmes et des filles. L’objectif est clair, puissant, sans équivoque : passer de la protection à la prévention.

Dans une arène mondiale où les violences compromettent encore la sécurité et l’avenir de millions de femmes, l’organisation déploie une stratégie d’une ambition folle : offrir un million d’heures de formation gratuite. Au programme : sports de combat, autodéfense, leadership et confiance en soi. Un raz-de-marée d’autonomisation destiné à déferler sur les communautés, des villes africaines aux îles des Caraïbes.

Le sport, bouclier et arme de prévention

Depuis plus de trente ans, la Charte de la jeunesse martèle cette conviction : le sport est bien plus qu’un jeu. C’est un levier de paix, un bâtisseur de communautés plus sûres et inclusives. Alors que les systèmes judiciaires traquent les coupables, l’ONG affirme que la véritable victoire se gagne en amont. Le tatami et le terrain de sport deviennent des forges où se trempent la confiance en soi, la résilience face à la pression, la conscience de ses propres limites et l’esprit d’équipe.

La pratique des arts martiaux et des disciplines d’autodéfense n’est pas une incitation à la violence, mais un enseignement de la maîtrise. Elle offre des compétences de vie, des boucliers psychologiques et physiques indispensables pour naviguer dans des environnements parfois hostiles. C’est une promesse de ne plus subir, mais d’agir et de s’affirmer.

Une championne du monde au cœur de la mêlée

Qui de mieux pour incarner cette flamme que Janice Argyle Thompson ? Cofondatrice et directrice générale de la Charte de la jeunesse, cette ancienne championne du monde de karaté porte ce combat dans sa chair et dans son âme. Son parcours est le témoignage vivant que la discipline sportive est un puissant vecteur d’émancipation.

« Les sports de combat n’enseignent pas la violence. Ils enseignent la conscience, la discipline et la confiance en soi. Ces qualités permettent aux femmes et aux filles de s’épanouir dans leur communauté et dans leur vie », martèle-t-elle avec la conviction de celle qui a foulé les tatamis du monde entier. Son leadership et son expérience infusent chaque programme, transformant une vision en action concrète et percutante.

Une ambition planétaire, des campus locaux

Le déploiement de cette initiative massive reposera sur le modèle éprouvé des Campus communautaires de la Charte de la jeunesse. Ces campus ne sont pas de simples gymnases, mais de véritables écosystèmes locaux qui fusionnent sport, culture, éducation et compétences numériques. Ils sont les pôles névralgiques où la jeunesse se retrouve, apprend et se construit.

Ce projet audacieux s’aligne parfaitement avec les grands objectifs mondiaux, de l’Objectif de développement durable n° 5 des Nations Unies sur l’égalité des sexes à l’Agenda 2063 de l’Union africaine. En s’appuyant sur un réseau de fédérations sportives, d’associations de jeunes et d’établissements scolaires, l’initiative promet de toucher des milliers de vies.

Un appel vibrant aux leaders mondiaux

L’heure n’est plus aux constats, mais à l’action. La Charte de la jeunesse lance un appel vibrant aux gouvernements, aux institutions sportives et aux agences de développement. Investir dans le sport, c’est investir dans des stratégies de prévention qui arment les femmes et les filles des seules armes qui comptent vraiment : la confiance, la dignité et le respect.

Comme le clame l’organisation dans un cri du cœur qui doit résonner bien au-delà des stades : « Si nous voulons réellement mettre fin aux violences faites aux femmes et aux filles, la prévention doit commencer au sein de la communauté – sur le tapis d’entraînement, le terrain de jeu et dans les espaces où s’apprennent la confiance, la dignité et le respect ». Le match pour l’égalité est lancé, et le sport est prêt à entrer sur le terrain pour le gagner.