LILLE : Fruits et légumes, une filière clé dans les Hauts
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LILLE : Fruits et légumes, une filière clé dans les Hauts
Les fruits et légumes frais, un pilier de l’économie et de la consommation en Hauts-de-France.
Les fruits et légumes frais occupent une place centrale dans l’alimentation et l’économie des Hauts-de-France, grâce à une filière bien implantée et structurée, allant de la production à la distribution. Cette région joue un rôle stratégique au niveau national, tant par son poids économique que par ses spécificités agricoles.
Un secteur de poids en Hauts-de-France
La consommation de fruits et légumes frais en Hauts-de-France reflète un ancrage fort dans les habitudes alimentaires régionales. En 2019, les ménages achetaient en moyenne 155 kg de fruits et légumes frais, un chiffre qui a baissé à 135 kg en 2022. Cette tendance à la baisse est plus marquée dans la région que dans le reste de la France, où les Hauts-de-France se positionnent comme la région où l’on consomme le moins de ces produits.
Les spécificités régionales montrent une préférence pour les légumes d’hiver produits localement, comme l’oignon, l’endive, le poireau ou les choux. En revanche, les légumes peu cultivés localement, comme la tomate, sont moins présents dans les assiettes. Pour les fruits, l’orange et la pomme restent les plus consommés.
Sur le plan économique, la filière représente 13 000 emplois, dont la moitié dans la distribution (grandes surfaces, commerces spécialisés) et un tiers dans la production. Avec 4 440 entreprises, elle alimente les 6 millions d’habitants de la région, soit l’équivalent de 4,4 milliards de repas par an, pour un chiffre d’affaires de 1,47 milliard d’euros au stade de la consommation.
Une filière bien implantée et structurée
Les Hauts-de-France se distinguent par une production maraîchère et fruitière diversifiée, portée par des producteurs engagés dans la qualité, la durabilité et l’innovation. La région représente 18 % de la production légumière et 3 % de la production fruitière de France métropolitaine. Parmi les cultures phares, on trouve les endives (90 % de la production française), les choux de Bruxelles (78 %), les petits pois (68 %) et les haricots verts (42 %).
Les circuits de distribution sont variés : les circuits courts (AMAP, vente directe) représentent 2 % des achats, tandis que les marchés, primeurs et autres circuits en ligne en représentent 20 %. La grande distribution reste prédominante, avec 78 % des achats de fruits et légumes frais dans la région.
Une filière en transition
Les acteurs de la filière s’adaptent aux défis climatiques, économiques, règlementaires et sociétaux. Interfel Hauts-de-France, créé en 2019, œuvre pour informer et promouvoir la consommation de fruits et légumes frais, tout en mettant en place des accords interprofessionnels pour garantir la qualité et améliorer la compétitivité de la filière.
Bilan de consommation 2024
En 2024, l’inflation alimentaire a ralenti, avec une hausse des prix des fruits et légumes frais de 1,5 % par rapport à 2023. Les Français ont modifié leurs comportements d’achat, privilégiant des quantités plus réduites et limitant le gaspillage. Le bio, bien que légèrement en recul en volume (-1 % en 2023), a vu ses dépenses progresser de 1 %.
Explorer la filière de l’intérieur
Interfel Hauts-de-France mobilise les médias pour valoriser les acteurs du territoire. Une visite de terrain autour des fruits rouges est prévue au campus des fruits rouges de Laon, illustrant les enjeux de transparence, de proximité et de traçabilité.
Les fruits et légumes frais des Hauts-de-France incarnent bien plus qu’une simple filière économique : ils témoignent d’un engagement collectif pour une agriculture durable et une alimentation de qualité, porteurs d’un avenir où la terre et les assiettes se répondent en harmonie.


