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LE VERDON SUR MER : Environnement – Le Parti animalis…

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LE VERDON SUR MER : Environnement – Le Parti animaliste fait front contre le projet de ferme-usine Pure Salmon

À la veille de la clôture de l’enquête publique, Hélène Thouy appelle à manifester ce dimanche contre le projet d’élevage intensif de saumons.

Le calendrier s’accélère en Gironde autour du dossier Pure Salmon. Alors que la consultation publique sur cette installation aquacole controversée s’achève ce lundi 19 janvier, le Parti animaliste intensifie sa mobilisation. La formation politique, soutenue par une vingtaine d’organisations dont Seastemik, dénonce un projet qu’elle qualifie d’« hérésie » tant sur le plan éthique qu’environnemental.

Une densité d’élevage pointée du doigt

Implanté au Verdon-sur-Mer, le projet de système fermé terrestre (RAS) ambitionne une production annuelle de 10 000 tonnes de saumons, représentant entre 2 et 3 millions de poissons. Ce sont précisément ces chiffres qui alarment les opposants. Le Parti animaliste critique des densités de peuplement atteignant 60 à 70 kg par mètre cube.

Pour Eddine Ariztegui, porte-parole et coprésident du parti, les conditions de vie promises aux animaux sont inacceptables : « Enfermer des millions de saumons dans une usine énergivore et polluante n’a rien de moderne […] ce serait une véritable torture pour ces êtres vivants ». Il évoque des risques sanitaires élevés et un stress chronique pour les animaux.

Un impact environnemental jugé « écocidaire »

Au-delà de la condition animale, l’impact écologique de l’installation est au cœur des critiques. Les opposants soulignent la consommation hydrique du site, estimée à 6 500 m³ par jour, ainsi qu’une demande énergétique de 100 GWh par an, soit l’équivalent de la consommation d’une ville de 45 000 habitants.

Le rejet d’effluents azotés et phosphorés à proximité de zones protégées Natura 2000 inquiète également les militants, qui réfutent l’argument de durabilité avancé par les promoteurs du projet. « Ce projet bafoue tous les minima […] et constitue une impasse écologique », martèle Eddine Ariztegui.

Un appel à la reconversion de la filière

Face à ce modèle industriel, le Parti animaliste prône une rupture radicale : la sortie de la pisciculture industrielle et la végétalisation du modèle agroalimentaire. La formation politique demande un accompagnement économique pour assurer la reconversion des filières vers des activités jugées plus éthiques et durables.

Hélène Thouy sur le terrain dimanche

Pour peser dans la dernière ligne droite de la procédure administrative, une manifestation citoyenne s’organise ce dimanche 18 janvier à 14 heures à Port Médoc. Hélène Thouy, cofondatrice du parti, fait le déplacement pour porter cette opposition politique et exiger du préfet de la Gironde le refus de l’autorisation d’exploitation. Les citoyens ont encore jusqu’à lundi pour déposer leurs observations auprès des commissaires-enquêteurs.