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LE THOLONET : Exposition – Jean MESSAGIER inaugure le…

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LE THOLONET : Exposition – Jean MESSAGIER inaugure le nouveau Domaine Saint-Joseph

Au Tholonet, à 2 km d’Aix-en-Provence, le Domaine Saint-Joseph inaugure son espace d’art avec une exposition consacrée à Jean Messagier.

Un nouveau lieu dédié à l’art s’apprête à voir le jour dans un cadre emblématique. Le domaine Saint-Joseph – Atelier François Aubrun, situé sur la route Cézanne au Tholonet, accueillera du 12 septembre au 15 novembre 2026 une exposition exceptionnelle consacrée au peintre Jean Messagier (1920-1999). Cet événement inaugural se tiendra dans la chapelle du domaine, consacrant ainsi l’ouverture de ce qui est présenté comme une « villa Médicis au pied de la montagne Sainte-Victoire », au cœur des paysages qui ont inspiré Paul Cézanne.

Un artiste de renommée internationale

Le choix de Jean Messagier pour cette première exposition n’est pas anodin. L’artiste a bénéficié d’une reconnaissance internationale dès les années 1960, au point de figurer parmi les six représentants de la France à la prestigieuse Biennale de Venise de 1962. C’est à cette époque qu’il choisit de s’installer définitivement dans un moulin à eau sur les bords de la Lougres, dans la vallée du Doubs. La décennie qui a suivi cette installation fut une période particulièrement féconde, qui constitue le thème central de l’exposition. Celle-ci prend place dans un décor cézannien préservé, à proximité des carrières de Bibémus, un lieu fondateur pour le maître d’Aix.

Une rencontre de sensibilités

Le lien entre un artiste et son lieu de vie est au cœur du projet. En effet, le peintre François Aubrun, qui a donné son nom à l’atelier, a lui-même fait l’acquisition de cet ancien domaine jésuite de 25 hectares en 1960, soit à la même période que l’installation de Messagier dans le Doubs. Bien que n’appartenant pas à la même génération, les deux artistes partageaient la nature comme source principale de méditation et d’inspiration. Pour Jean Messagier, la peinture est une entité vivante, animée par le mouvement de la nature, sa croissance et son renouvellement. Son installation dans le Doubs a marqué le début d’une relation fusionnelle avec son environnement, une circulation « de la vie à l’œuvre », selon les mots de Romain Mathieu, commissaire de l’exposition.

La nature au cœur de la toile

À travers une quinzaine de tableaux, l’exposition retrace l’évolution d’un artiste cherchant à dépasser la simple représentation du paysage, même abstraite, pour atteindre une fusion totale avec lui. Durant cette période, sa gestualité devient plus marquée, les couleurs s’entremêlent sans se confondre et les formats s’agrandissent. Ses toiles sont emportées dans un vaste mouvement d’où émane une profonde luminosité. L’aspiration de Messagier à une unité avec la nature prend alors une dimension spirituelle, que certains comparent à celle de peintres américains tels que Willem de Kooning ou Mark Rothko.

Un dialogue pictural dans la chapelle

La scénographie de l’exposition a été pensée pour magnifier cette quête artistique. Dans la nef de la chapelle, les grands formats de Jean Messagier permettront aux visiteurs d’appréhender le souffle panthéiste qui traverse ses œuvres. Un espace sera également réservé aux créations de François Aubrun, dont l’atelier se trouve au cœur de cet édifice du 19ème siècle, lui-même immortalisé par une peinture majeure de Cézanne. Ce double accrochage, présentant des œuvres réalisées au moment où chacun des deux artistes s’installait dans son lieu de vie et de travail, se veut une véritable rencontre. Il fait écho à une exposition collective qui les avait déjà réunis en 1980, témoignant d’une sensibilité commune. Cette nouvelle présentation s’apparente à la convergence de deux parcours parallèles, animés par un même sentiment de la nature.

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).