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LE CASTELLET : Le tour de chauffe continue à l’amor…

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LE CASTELLET : Le tour de chauffe continue à l’amorce des Dix Mille Tours

L’avant dernière manche des Series by Peter Auto arrive à grands pas. Après avoir présenté les modèles mythiques des plateaux Fifties’ Legends, Classic Endurance Racing II, Endurance Racing Legends et 2.0L Cup, voici d’autres voitures exceptionnelles qui prendront le départ du circuit varois.

PLATEAU SIXTIES’ ENDURANCE

Porsche 904/6 Carrera GTS de 1964 de Andrew Smith et Oliver Bryant

 La carrière de la Carrera

Voiture de course emblématique du constructeur allemand, la Porsche 904 succède aux RS60 et RS61 au cœur du programme de compétition de Porsche. Ferdinand « Butzi » Porsche reste fidèle au concept du « light is right » lorsqu’il s’agit de développer la 904. Un léger châssis tubulaire équipé d’un petit moteur flat-4 suffisant pour concurrencer les grosses cylindrées de chez Ferrari ou Ford, notamment sur les tracés sinueux tels que celui de la Targa Florio, épreuve que la 904 remporte au général en 1964. Aux 24h du Mans, les 904 remportent également la catégorie 2L haut la main et se placent aux 7ème, 8ème, 10ème, 11ème et 12ème places juste derrière les féroces Ferrari 250 GTO. En 1965, certaines Porsche 904 reçoivent le flat-6 de la 911 développant 200 ch, 20 de plus que le 4- cylindres. Aujourd’hui, la majorité des 904 que l’on voit en compétition historique ont également été « mises à niveau », tel est le cas du châssis 904-081 ici présent, qui participa au 12 Heures de Reims en 1964.

PLATEAU CLASSIC ENDURANCE RACING I

Porsche 908/03 de 1971 de Henrique Gemperle et Marc de Siebenthal

L’atout de Porsche

Alors que Porsche est à la lutte avec Ferrari et Ford pour le championnat du monde des voitures de sport à la fin des années 1960, le constructeur allemand, par le biais de son responsable de la compétition Ferdinand Piëch, dévoile un double programme censé amener Porsche vers de nouveaux sommets en sport auto. En 1968 la FIA dévoile de nouvelles règlementations limitant la catégorie Prototype à une cylindrée de 3 L, et celle des Sports à 5 L. Pour sa nouvelle 908, Piëch décide de casser avec le fidèle 6 cylindres 2 litres présent sur les 904, 906 et 907, et de développer un flat-8 de 3 litres. En parallèle la 917 est développée avec un flat-12 5 litres. Elle courra sur les circuits rapides, tandis que la Porsche 908, plus agile, disputera le titre sur les circuits sinueux. La 908/03, troisième évolution du modèle, fera des tracés de la Targa Florio en Sicile ou des 1 000 kilomètres du Nürburgring son terrain de jeu, avec des victoires en Sicile en 1970 et dans « l’Enfer Vert » en 1970 et 1971.

PLATEAU GROUP C RACING

Jaguar XJR-9 de 1988 de Jon Minshaw

Quand Jaguar sort ses griffes

Entre 1981 et 1987, Porsche remporte les 24 Heures du Mans sept fois d’affilée, un record ! La firme allemande ne laisse aucune chance à ses concurrents, ou presque. Pendant ce temps-là, Jaguar se lie à Tom Walkinshaw Racing (TWR) afin de concevoir une voiture capable de rivaliser. 30 ans après les derniers exploits de Jaguar avec la Type D, la XJR-6 sort des ateliers de TWR. Il faudra quelques années à Jaguar pour perfectionner le programme XJR, jusqu’à ce que la XKR-9 de 1988 leur livre une victoire non seulement aux 24 Heures du Mans mais également au championnat du monde d’endurance, mettant fin au règne de Porsche. Le châssis TWR-J12C-188 qui sera en piste au Castellet est la première XJR-9 sortie d’usine, et se hissera notamment sur la 3ème marche du podium aux 24 Heures de Daytona en 1988. Son V12 de 7.0 L et 750 chevaux sera à nouveau lâché en piste, cette fois-ci sur le Circuit Paul Ricard et sa longue ligne droite de Signes, sans chicanes !

PLATEAU THE GREATEST’S TROPHY

Maserati Tipo 61 « Birdcage » de 1961 de Guillermo Fierro

Quand l’oiseau sort de sa cage

Le succès de la Maserati 3500 GT en concession permit aux ingénieurs de Maserati à la fin des années 1950 de songer à nouveau à un programme de compétition. Giulio Alfieri, designer en chef chez Maserati, est missionné et la Tipo 60 est née. Son châssis ne pèsera que 36 kg, réalisé avec des petits tubes en aluminium soudés les uns aux autres, et expliquant le surnom attribué à la Maserati Tipo 60, qualifié de « cage à oiseaux ». A la demande notamment d’écuries américaines privées, Maserati développera en 1960 la Tipo 61, version plus radicale la Tipo 60, la cylindrée de son moteur 4 cylindres ayant été passée à 2,9 L. Plusieurs succès viendront, notamment aux 1 000 km du Nürburgring avec Stirling Moss au volant, mais la carrière de la Tipo 60/61 fut malgré tout truffée de problèmes de fiabilité.

PLATEAU HERITAGE TOURING CUP

BMW 3.0 CSL de 1975

La Batmobile de Bavière

La gamme E9 de chez BMW, proposera au grand public plusieurs modèles mythiques, tous à succès. De la 2800 CS émanera la 3.0 CS, puis bien sûr, par le biais d’Alpina, la 3.0 CSL en 1972. L’initiale « L » de Leichtbau, signifiant léger en français n’y est pas pour rien puisque la CSL perd 215 kg par rapport à la CS ! BMW voit donc en la 3.0 CSL une opportunité de retourner à la compétition. La branche « Motorsport » de BMW est créée à ce moment-là pour accommoder ces ambitions. La carrière en course de la BMW 3.0 CSL est impressionnante puisqu’elle remportera le championnat d’Europe FIA des voitures de tourisme à 6 reprises entre 1973 et 1979. Des pilotes tels que Niki Lauda, Hans Joachim Stuck ou Chris Amon apporteront également des victoires aux 24 Heures de Spa en 1973 et 1976, aux 24 Heures du Nürburgring en 1973 et aux 24 Heures de Daytona en 1976. A l’occasion des Dix Mille Tours, une poignée de BMW 3.0 CSL retrouveront le circuit Paul Ricard, sur lequel elles ont déjà été victorieuses en 1973.