LA SEYNE SUR MER : Robotique sous-marine – Mines Pari…
Partager :

LA SEYNE SUR MER : Robotique sous-marine – Mines Paris, l’EDEIA et l’IFREMER s’unissent pour la souveraineté technologique
Mines Paris, l’EDEIA et l’IFREMER ont signé un partenariat stratégique pour développer les jumeaux numériques des drones sous-marins.
Trois acteurs majeurs de la recherche et de la formation françaises unissent leurs forces pour placer la France à l’avant-garde des technologies navales. Mines Paris – PSL, l’École des Industries Avancées (EDEIA) et l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (IFREMER) ont officialisé, le vendredi 24 avril dernier, la signature d’une convention de coopération pour une durée de cinq ans. La cérémonie s’est déroulée dans les locaux de l’IFREMER à La Seyne-sur-Mer.
Ce partenariat stratégique se concentre sur une thématique d’avenir cruciale : les jumeaux numériques appliqués aux drones sous-marins. L’initiative s’inscrit dans le cadre du Collège des sciences navales (CSN), un centre de recherche interdisciplinaire créé en juin 2025 par Mines Paris – PSL et l’EDEIA pour piloter des projets de recherche et développement de pointe. L’objectif est de structurer la collaboration entre le CSN et l’unité Systèmes Sous-Marins de l’IFREMER, dont l’expertise est reconnue dans le domaine des systèmes robotiques navals.
Une alliance au service de la souveraineté technologique
La convergence des objectifs scientifiques et la complémentarité des expertises des trois institutions visent à bâtir une approche intégrée et rigoureuse de la simulation sous-marine. En combinant leurs compétences et leurs infrastructures, les partenaires vont s’appuyer sur les jumeaux numériques pour modéliser des systèmes sous-marins complexes dans des conditions réalistes. La création d’un environnement d’essais entièrement virtualisé permettra d’accélérer l’innovation, de renforcer la souveraineté technologique française et d’accroître la compétitivité industrielle du secteur.
« La création du Collège des Sciences Navales en juin dernier a posé les bases d’un dispositif inédit, à l’interface entre recherche académique et enjeux industriels. La signature de ce partenariat avec l’IFREMER s’inscrit dans cette dynamique : elle permet de prolonger notre ambition commune de placer la France et l’Europe à la pointe des technologies marines », a déclaré Godefroy Beauvallet, directeur général de Mines Paris – PSL.
Pour l’IFREMER, cette collaboration est une étape essentielle pour relever les défis liés à la connaissance et à l’exploitation durable des océans. « Les jumeaux numériques sont une clé pour concevoir des drones sous-marins plus performants et plus sûrs. Ce partenariat avec le Collège des Sciences Navales contribuera à attirer de jeunes talents et à renforcer nos compétences en ingénierie océanique », a ajouté François Houllier, PDG de l’IFREMER.
Cette vision est partagée par l’EDEIA, qui y voit une opportunité unique pour la formation des futurs experts. « L’association de l’Ifremer à l’alliance entre l’École des Industries Avancées et Mines Paris – PSL concrétise notre vision d’une formation ancrée dans l’innovation et la recherche partenariale. Ensemble, à Toulon, nous préparons les talents qui façonneront l’avenir d’une industrie de pointe », a conclu Hervé Guillou, président de l’EDEIA.
Quatre axes de recherche pour des drones plus performants
Le partenariat est structuré autour de quatre axes de recherche prioritaires, tous appliqués aux véhicules non habités, qu’ils soient navals, sous-marins ou hybrides, télé-opérés ou autonomes :
– Modélisation multi-échelle des écoulements fluides autour du drone, afin d’optimiser sa conception hydrodynamique et ses performances énergétiques.
– Simulation d’images acoustiques à faible résolution pour améliorer significativement la perception de l’environnement et la navigation des drones en eaux troubles.
– Modélisation de l’absorption et de la diffusion des faisceaux lumineux et d’imagerie active par les particules en suspension dans l’eau, pour une meilleure interprétation des données optiques collectées.
– Génération de scènes sous-marines réalistes à grande échelle, destinées à l’entraînement des pilotes de drones et à la validation des algorithmes de contrôle et d’intelligence artificielle.
Des actions concrètes pour des projets d’envergure
Au-delà de ces axes de recherche, la collaboration prévoit la mise en œuvre d’actions concrètes incluant des échanges scientifiques réguliers, le co-encadrement de thèses de doctorat et de stages de fin d’études, le développement d’outils numériques interopérables ainsi que des publications conjointes dans des revues scientifiques de premier plan. Les partenaires participeront également de concert à des projets de recherche nationaux et européens.
Cette alliance est considérée comme une première étape structurante vers des projets de plus grande ampleur. Un comité de pilotage a été mis en place pour assurer le suivi et l’animation scientifique du partenariat, avec pour mission principale de faire émerger de nouveaux projets et de définir une feuille de route commune pour les années à venir, au service de la souveraineté scientifique et technologique française.

