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LA LONDE LES MAURES : François de Canson érige l’iden…

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LA LONDE LES MAURES : François de Canson érige l’identité londaise en rempart

Lors d’une cérémonie marquée par la réserve électorale, le maire sortant a délaissé le bilan chiffré pour livrer une ode vibrante au terroir et à cet « esprit village » qui cimente La Londe face aux incertitudes nationales.

Dimanche 25 janvier 2026, l’atmosphère était particulière pour cette ultime cérémonie des vœux de la mandature. Contraint par le code électoral à l’approche du scrutin des 15 et 22 mars, François de Canson n’avait « ni la liberté de dresser le bilan, ni le droit d’annoncer de nouveaux projets ». Une contrainte que le premier magistrat a transformée en opportunité politique, choisissant de définir l’identité londaise non comme une simple carte postale, mais comme une réponse aux crises d’un monde « dangereusement instable ».

La lumière, les vignes et la mesure.

Face au « vertige » de la politique nationale et aux fractures sociales, François de Canson a opposé la stabilité de la géographie locale. Dans un discours aux accents parfois lyriques, il a décrit La Londe comme une « lumière franche » qui glisse le matin sur les vignes avant de rejoindre la mer. Pour le maire, ce paysage n’est pas qu’un décor, il impose une conduite politique : celle de la « mesure ».

« Ici, le temps ne s’efface pas : il s’inscrit », a-t-il martelé, rappelant que l’équilibre entre l’homme et la nature est une conquête quotidienne. Cette vision s’incarne dans le soutien indéfectible aux agriculteurs et viticulteurs, ces « gardiens d’un équilibre précieux » qui refusent de rompre avec la terre. Une excellence du terroir illustrée par Olivier Roux, oléiculteur multi-médaillé au Concours Général Agricole, symbole d’une commune qui refuse de devenir une cité-dortoir sans âme.

L’« esprit village » comme philosophie.

Au cœur du propos, le concept de « l’esprit village » a été érigé en doctrine. Loin d’être un repli nostalgique, il s’agit pour François de Canson d’une « manière singulière d’habiter le monde ». C’est la sécurité d’un quotidien apaisé, les commerces de proximité et le lien intergénérationnel. « La Londe est une ville à taille humaine, non par défaut, mais par choix », a insisté l’élu, défendant l’idée de la commune comme une « petite nation » et une « PME de la République » qu’il faut laisser respirer face à la bureaucratie centrale.

Cette identité culturelle et patrimoniale trouve d’ailleurs un nouveau souffle avec le projet « Lou Suve », future cité mistralienne, destinée à inscrire la ville dans sa filiation provençale.

Une terre de talents et de transmission.

Pour prouver que cet ancrage local n’empêche pas l’ouverture, François de Canson a mis à l’honneur ceux qui font rayonner la commune. L’excellence est partout : chez les artisans avec la boulangerie Juléo distinguée par le Syndicat des boulangers du Var, ou chez Albertino Da Silva, garagiste sacré Maître Artisan par Roland Rolfo, président de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat.

La jeunesse londaise porte aussi ces valeurs de travail et de mérite, à l’image de Camille Min Gaultier, médaillée en golf au niveau européen, du nageur Sébastien Cimolino ou d’Agathe Jouvenel, vice-championne de France des métiers en design graphique.

En concluant par une citation du Général de Gaulle sur la différence entre possible et impossible, François de Canson a invité les Londais à une participation massive en mars prochain, pour que perdure cette « réputation de Ville citoyenne » où l’identité locale sert de boussole vers l’avenir.