LA GARDE : Nature en ville – Un vaste plan de renatur…
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LA GARDE : Nature en ville – Un vaste plan de renaturation pour le cours de l’Eygoutier
La commune de La Garde et le Syndicat de l’Eygoutier ont présenté un projet majeur de renaturation des secteurs du Plan et de la Planquette.
La commune de La Garde a dévoilé, le lundi 20 avril dernier, un projet environnemental d’envergure visant à renaturer les secteurs du Plan et de la Planquette, traversés par le cours d’eau de l’Eygoutier. Présentée lors d’une réunion publique qui a attiré de nombreux habitants, cette initiative, menée en partenariat avec le Syndicat de l’Eygoutier, a suscité un vif intérêt et a permis des échanges constructifs sur l’avenir écologique du territoire.
Un retour aux fonctions naturelles du milieu aquatique
L’ambition première du projet est de restaurer les fonctions naturelles du milieu aquatique, altérées par des décennies d’urbanisation. Cette démarche s’appuie sur des études approfondies réalisées en 2020 par le Syndicat de l’Eygoutier, qui ont permis d’établir un diagnostic précis des caractéristiques hydrauliques et morphologiques du site. Les aménagements projetés ont pour but de recréer des conditions favorables à la biodiversité, notamment en favorisant des écoulements plus variés pour encourager le retour de la faune aquatique et piscicole.
Pour atteindre cet objectif, un plan de végétalisation massif est prévu. Plus de 3 200 arbres et arbustes d’essences locales, tels que des roseaux, des frênes, des fusains, des saules ou encore des sureaux, seront plantés. Ces plantations seront complétées par la création de 700 mètres de haies, l’ensemencement de deux hectares de prairies et l’introduction de 30 000 plantes aquatiques, formant ainsi un véritable corridor écologique au cœur de la ville.
Deux secteurs, deux approches complémentaires
Le projet se décline en deux volets distincts, adaptés aux spécificités de chaque zone. Dans le secteur du Plan, les travaux concerneront près de 1 800 mètres du cours de l’Eygoutier sur une superficie d’environ dix hectares. Les interventions incluront le remodelage des berges pour leur redonner un profil plus naturel, la création de méandres pour diversifier les habitats, la plantation d’une ripisylve (végétation des bords de cours d’eau) dense et l’aménagement de plusieurs mares qui seront reliées entre elles. Un nouvel itinéraire de mobilité douce sera également créé afin de connecter la piste cyclable du littoral, depuis le pont de la Clue, jusqu’à la gare SNCF, offrant ainsi aux habitants un nouvel espace de promenade et de loisirs.
Dans le secteur de la Planquette, plus densément urbanisé, l’approche sera axée sur la remise en valeur de 500 mètres de cours d’eau. Les berges seront restaurées et consolidées par des techniques de génie végétal, des plantations adaptées au contexte urbain seront réalisées et une promenade sera aménagée pour permettre aux résidents de se réapproprier les lieux. L’ensemble des travaux sera mené dans le respect scrupuleux du calendrier écologique et des réglementations en vigueur, particulièrement celles relatives à la protection des espèces.
Un chantier d’envergure et un financement partagé
Le coût global de cette opération de restauration écologique est estimé à 3,6 millions d’euros hors taxes. Le financement est assuré par plusieurs partenaires institutionnels : l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse contribue à hauteur de 60 %, la Région Sud à 20 %, et le Syndicat de l’Eygoutier prend en charge les 20 % restants. Le chantier devrait s’étendre sur une durée prévisionnelle de 18 mois.
La réunion publique a confirmé l’adhésion des Gardéens à ce projet, qui répond à une forte attente en matière d’amélioration du cadre de vie et de reconnexion avec la nature en ville.

