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ISSY-LES-MOULINEAUX : Livia ROBIC : « Une femme peut peser…

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ISSY-LES-MOULINEAUX : Livia ROBIC : « Une femme peut peser le même poids à 42 et 60 ans avec un profil de risque cardiovasculaire différent »

Une étude Withings sur 200 000 Françaises révèle que la ménopause entraîne une recomposition corporelle invisible, masquée par un poids stable.

Le poids sur la balance reste stable, mais à l’intérieur, le corps se métamorphose. Telle est la conclusion d’une analyse inédite publiée ce jour par Withings, pionnier de la santé connectée. Fondée sur les données de 200 000 Françaises, l’étude met en lumière un paradoxe majeur : pendant la transition ménopausique, le poids ne varie que de 500 grammes en moyenne, alors que des changements physiologiques profonds et silencieux s’opèrent, avec des implications significatives sur la santé cardiovasculaire. Les résultats montrent que ces transformations sont même plus rapides en France que dans le reste du monde.

Le paradoxe français de la ménopause

Bien que les Françaises abordent la ménopause avec la composition corporelle la plus favorable d’un panel de 11 pays et d’excellents scores de sommeil (79-80 sur 100), ces atouts ne suffisent pas à les protéger. L’étude révèle une augmentation spectaculaire de 71 % de la graisse viscérale, cette graisse invisible qui entoure les organes, contre une moyenne mondiale de 58 %. Simultanément, la masse grasse augmente de 3,3 points de pourcentage tandis que la masse musculaire recule de 3,1 points.

Plus alarmant encore, la pression artérielle systolique connaît une hausse de 8,8 mmHg, soit plus du double de la moyenne mondiale (+4,0 mmHg). « En tant que nation, les Françaises font beaucoup de choses dans le bon sens. Mais la ménopause change les règles de l’intérieur. Une femme peut peser presque la même chose à 42 et à 60 ans, et pourtant présenter un profil de risque cardiovasculaire fondamentalement différent », explique Livia Robic, spécialiste de la santé féminine chez Withings.

Des risques cardiovasculaires accrus et silencieux

Cette recomposition interne n’est pas sans conséquence. Les données de Withings montrent une convergence des marqueurs de santé cardiovasculaire des femmes vers ceux des hommes, reflétant la perte des effets protecteurs des œstrogènes. La variabilité de la fréquence cardiaque (VFC), un indicateur de la résilience du système nerveux, chute de 35 % (contre 33 % au niveau mondial). La rigidité artérielle augmente de 27 %, et la prévalence de la fibrillation auriculaire est multipliée par 3,7.

« Le poids est un indicateur insuffisant du risque cardiométabolique chez la femme en milieu de vie. Une femme active, de poids stable et sans symptômes apparents peut tout de même subir une recomposition interne significative qui élève son profil de risque cardiovasculaire à long terme », souligne Aline Criton, directrice des affaires réglementaires et cliniques chez Withings. Elle insiste sur la nécessité d’intégrer la mesure de la composition corporelle dans le suivi préventif des femmes dès la trentaine.

Un décalage majeur entre les signes et la prise de conscience

L’un des enseignements les plus frappants de l’étude est le décalage entre l’apparition des premiers changements physiologiques et la prise de conscience des femmes. Alors que les transformations sont mesurables dès la quarantaine, près de la moitié des Françaises (48,4 %) déclarent n’entrer en périménopause qu’à 50 ans ou plus. Ce manque de reconnaissance précoce retarde la mise en place d’actions préventives qui pourraient pourtant faire une différence significative sur la santé à long terme.

Mesurer l’invisible pour agir en amont

Face à ce constat, les experts de Withings préconisent un suivi plus fin de la santé, allant au-delà du simple poids. Ils recommandent d’adapter l’activité physique en intégrant de la musculation pour préserver la masse musculaire, de suivre les tendances de la pression artérielle et de la VFC, et d’établir un bilan de composition corporelle bien avant le début de la périménopause.

Des outils technologiques permettent aujourd’hui de rendre visibles ces changements internes. La balance connectée Withings Body Scan suit la répartition des masses graisseuse et musculaire ainsi que l’indice de graisse viscérale. De son côté, la montre Withings ScanWatch 2 surveille en continu des signaux cardiovasculaires clés comme la VFC ou la présence de fibrillation auriculaire. Ces produits sont disponibles chez Darty, Fnac, Apple et sur le site de l’entreprise (withings.com).

« Ces données permettent aux femmes de voir ce que le miroir et la balance ne montrent pas. Il s’agit de transformer le changement invisible en compréhension visible — pour que les femmes puissent agir plus tôt, et non plus tard », conclut Livia Robic.

L’étude complète est disponible sur le site de Withings (https://www.withings.com/fr/fr/landing/menopause-transition).