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HYERES : Stéphane Rambaud s’inquiète de la conditio…

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Gilles Carvoyeur
7 Mai 2024

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HYERES : Stéphane Rambaud s’inquiète de la condition des Libanais

La France et le Liban entretiennent depuis longtemps une amitié sincère forgée au creuset d’une histoire commune riche en évènements.

C’est pourquoi, alors que le Liban traverse de nos jours une situation politique et institutionnelle extrêmement difficile, Stéphane Rambaud, député de la 3ème circonscription du Var, ne peut rester insensible face à la détresse exprimée par les partis modérés d’opposition. Il interpelle le ministre des affaires étrangères pour l’inciter à mettre en œuvre une action diplomatique claire et franche à la hauteur des aspirations des Libanais qui souhaitent vivre libres dans un pays en paix sans avoir à subir les conflits des puissances limitrophes.

QUESTION ECRITE

Stéphane Rambaud attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation politique catastrophique du Liban. En effet, depuis les années 2000, une succession de gouvernements corrompus ont permis à la milice ultra religieuse iranienne du Hezbollah de se développer au Liban. Cette faction contrôle aujourd’hui tout le Sud-Liban et s’infiltre dans le reste du pays. Ce groupe terroriste au service d’une puissance étrangère multiplie les assassinats, les détournements de fonds et fait régner la terreur sur le pays en ne respectant aucune loi. Il maintient le pays dans l’instabilité politique en entretenant la vacance des institutions en faisant échec à toute tentative de désignation d’un nouveau Président de la République. Leur stratégie étant de chercher à imposer leur propre candidat pour renforcer leur contrôle sur le pays. À ceci, s’ajoute une submersion de migrants venus de Syrie qui, organisés en réseaux paramilitaires, menacent tout l’Est du Liban. La situation est catastrophique et les Libanais qui s’opposent ou contredisent ces organisations vivent sous la menace de mort permanente du Hezbollah et de ses alliés syriens. L’assassinat, le 9 avril dernier, de Pascal Sleiman (coordinateur du parti des Forces libanaises dans le district de Jbeil) en est malheureusement l’exemple le plus récent. Des voix s’élèvent pourtant au sein des différents partis modérés multiconfessionnels d’opposition pour demander la justice et le retour de la stabilité institutionnelle et politique du Liban. C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui préciser, au nom de l’amitié et de l’histoire commune entre nos deux pays, l’action diplomatique récente de la France pour un retour rapide de la paix et l’arrêt des influences étrangères néfastes afin que le respect du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ne soit pas que paroles vaines au Liban.