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HYERES : Stéphane RAMBAUD : « La décision de Josée MASSI soulève une question fondamentale sur le respect du pluralisme démocratique »
« La décision de Josée Massi, maire de Toulon, de refuser d’accorder toute vice-présidence au conseil métropolitain aux élus du Rassemblement National soulève une question fondamentale sur le respect du pluralisme démocratique », dénonce Stéphane Rambaud, député du Var.
Le parlementaire varois ajoute : « En effet, des dizaines de milliers d’habitants de la métropole ont, lors des dernières élections municipales, exprimé un choix clair en faveur du Rassemblement national. Ces électeurs ne peuvent être considérés comme marginaux ou négligeables : ils représentent une part significative de la population, avec des attentes, des préoccupations et des aspirations légitimes. Les exclure de toute responsabilité exécutive revient, de fait, à ignorer leur voix et à affaiblir la représentation démocratique.
Madame Massi affirme vouloir rassembler les forces politiques au service du territoire. Pourtant, dans les faits, cette décision traduit une logique d’exclusion. Elle s’inscrit dans une posture bien connue du paysage politique français, celle du « tout sauf le RN », qui consiste à écarter systématiquement un courant politique, non pas sur la base de ses propositions concrètes, mais en raison de son étiquette. Une telle approche interroge : peut-on réellement parler de rassemblement lorsque l’on choisit d’écarter une partie des élus pourtant légitimement désignés par les urnes ?
Au-delà des considérations partisanes, c’est le fonctionnement même de la démocratie locale qui est en jeu. Les institutions métropolitaines ont vocation à représenter l’ensemble des sensibilités politiques issues du suffrage universel. Refuser toute place à une formation politique importante dans l’exécutif revient à créer un déséquilibre et à priver une partie des citoyens de toute influence dans les décisions structurantes pour leur quotidien : aménagement du territoire, transports, développement économique ou encore politiques environnementales.
J’estime donc que la composition de l’exécutif métropolitain devrait refléter, de manière juste et proportionnée, le poids réel des élus issus des urnes. Ce principe de représentation équitable est une condition essentielle pour garantir la légitimité des décisions prises et maintenir la confiance des citoyens dans leurs institutions.
À défaut d’une telle reconnaissance, le risque est grand de creuser davantage le fossé entre les citoyens et leurs représentants, en donnant le sentiment que certains votes comptent moins que d’autres. Une démocratie solide ne peut se construire sur l’exclusion ou la mise à l’écart de milliers d’électeurs.
Quoi qu’il en soit, le Rassemblement national dans le Var et partout en France, continuera à porter la voix de ses électeurs avec détermination. Même privé de responsabilités exécutives, il poursuivra son engagement au service des habitants, en défendant leurs intérêts, en proposant des solutions concrètes et en veillant à ce que leurs préoccupations ne soient jamais ignorées ni réduites au silence ».


