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HYERES : Marc LONG (PDG) : « Je veux exploiter le potenti…

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Floriane Dumont
4 Mai 2024

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HYERES : Marc LONG (PDG) : « Je veux exploiter le potentiel commercial de la SICA »

Premier lieu de mise en marché de fleurs coupées en France, 4ème Européen et plaque tournante pour le Sud de la France et de l’Europe, la SICA – Marché Aux Fleurs est le premier marché de production français.

Au cœur de la production varoise, 80% de l’activité est réalisée avec 400 exploitations de production implantées majoritairement dans un rayon de 25 km. 300 acheteurs, grossistes, expéditeurs et fleuristes viennent s’approvisionner cinq jours par semaine et distribuent sur tout le territoire plus de 60 millions de tiges commercialisées par an. A l’issue de l’Assemblée Générale des sociétaires, le PDG Michel Gueirard a transmis ses fonctions à son vice-président. Depuis le 26 janvier, Marc Long est le PDG de la SICA Marché Aux Fleurs d’Hyères.

Il répond aux questions de La Gazette du Var.

L’horticulture est dans vos gènes depuis votre enfance ?

Marc LONG. A 53 ans, j’ai passé ma vie avec les fleurs : je suis fils d’horticulteur et maintenant, père de jeunes horticultrices ! Notre exploitation familiale se situait à La Farlède, nous y étions rosiéristes jusqu’en 2005, quand nous avons cédé le terrain pour acheter le domaine de la Capite. Dix ans plus tard, je me suis installé dans le quartier de La Camerone à Hyères et, depuis, avec ma famille, nous sommes producteurs de pivoines. Nos 300 000 tiges produites chaque année, partaient au Marché Aux Fleurs.

Compte-tenu de votre passé de producteur, votre candidature à la direction de la SICA est dans le fil de l’histoire ?

ML. En effet. J’appartenais au Conseil d’administration depuis une dizaine d’années et depuis 2 ans à la gouvernance de la SICA. Pour moi, c’était un prolongement naturel de mon engagement au service de la profession qui a servi ma famille depuis trois générations. Je me suis engagé pour la défense de la filière et, surtout, avec l’ambition de créer des perspectives de développement commercial. A mes yeux, la sérénité et le bien-être de ceux qui travaillent au marché sont également importants, nous devons travailler ensemble avec un objectif commun : la valorisation de la fleur coupée varoise.

Comment comptez-vous développer l’activité du Marché Aux Fleurs et redynamiser la production ?

ML. Tout d’abord, en valorisant les flux qui rentrent sur le marché. Ma priorité, c’est de redonner confiance aux horticulteurs pour que nous puissions relancer la production, augmenter les surfaces plantées, les volumes et le chiffre d’affaires. Ensuite, je veux renforcer la valorisation de nos produits et de nos savoir-faire et défendre notre marque de qualité HORTISUD. Je souhaite préciser que la gestion financière de la SICA est très rigoureuse. Cela a permis de ne pas augmenter la taxe sur les commissions depuis 30 ans ! Malgré tout, il existe toujours un potentiel non exploité, c’est l’un des challenges de mon mandat. Depuis ma prise de fonction, je suis à l’écoute du personnel, des producteurs. Je reçois beaucoup de monde et mon bureau est toujours ouvert ! Bref, j’ai eu le temps de me faire ma propre opinion. Malgré tout, comme les finances de la SICA sont saines, j’estime qu’il existe un potentiel non exploité.

D’où votre envie d’aller sur d’autres marchés ?

ML. En effet. Mais pas seulement : je souhaite aussi renforcer notre réseau commercial actuel ! C’est pourquoi, j’ai lancé le recrutement d’un manager commercial.

Photo Philippe OLIVIER.

A NOTER…

HORTISUD, la marque Qualité des fleurs du Var

Créée en 1999, par la filière varoise regroupée autour d’Hyères Hortipole, elle fédère aujourd’hui plus de 280 producteurs de fleurs coupées. Depuis, son évolution est constante car elle s’adapte aux attentes commerciales et sociétales des consommateurs. Le marquage Hortisud est accordé aux producteurs apporteurs à la SICA MAF, sous réserve de leur engagement à respecter le cahier des charges « Charte Qualité Fleurs » fixant les normes commerciales pour chaque espèce florale et acceptant de soumettre leurs produits au contrôle qualité organisé quotidiennement sur le site de vente. Les tests de tenue en vase par espèce et par producteur complètent le dispositif. Un audit annuel garanti la bonne marche de ce système qualité.

UN LABEL

Le respect de la Charte Qualité Fleurs permet d’apposer le label « Fleurs de France » sur les produits depuis sa mise en place en 2015. C’est un an plus tôt, lors de sa visite en soutien aux horticulteurs victimes des inondations dans le Var, que le Ministre Le Foll a annoncé sa volonté de créer un label Fleurs de France pour valoriser la production nationale auprès des consommateurs.

UNE FILIÈRE STRUCTURÉE

Les 400 producteurs de fleurs sont accompagnés par les structures professionnelles locales, elles-mêmes regroupées au sein de la Grappe d’entreprises Florisud. Chacune des ces structures assure un rôle spécifique. Par exemple, le conseil en entreprises est réalisé par Philaflor tandis que la recherche et l’innovation en horticulture sont les missions d’Astredhor Méditerranée. Florisud compte aussi parmi ses adhérents : la Chambre d’Agriculture du Var, la SICA MAF, Agricampus, le Crédit Agricole, le CER France Provence ainsi que les mairies d’Hyères et de La Crau. Toutes ces structures travaillent en collaboration avec les prestataires et obtenteurs locaux au service de la production. L’enceinte de la SICA abrite aussi de nombreux partenaires grossistes et expéditeurs.