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HYERES : Le coup de gueule de Max Bauer, ancien syndicalist…

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HYERES : Le coup de gueule de Max Bauer, ancien syndicaliste agricole

Des agriculteurs et de simples citoyens étaient réunis, ce mercredi 14 janvier 2026 à Brignoles, pour demander aux pouvoirs publics l’arrêt de l’abattage systématique et total des troupeaux de bovins touchés par la DNC, et de ce fait la révision dans les plus brefs délais du protocole sanitaire ad hoc.

Cette action a généré des réactions incompréhensibles de la part de certains agriculteurs. C’est pourquoi, Max Bauer, ancien syndicaliste agricole, a souhaité poussé un coup de gueule.

« Après, l’action réussite de Brignoles dont je remercie la nouvelle équipe de la CR 83 de leur dynamisme. Cela m’a permis de prendre définitivement conscience de mettre vingt ans de combat syndical agricole au service de l’action concrète pour Hyères. Je ne supporte plus les postures de certains politiques avant toutes les élections municipales, en se mettant en avant par des soutien aux agriculteurs sous forme de mises en scène ou de témoignages, cautionnées parfois par des responsables de syndicats agricoles. 

Dans un contexte où les décisions nationales sont souvent éloignées du terrain, Hyères doit devenir un véritable bouclier pour ses agriculteurs : foncier préservé, circuits courts, soutien aux installations. J encourage les agriculteurs français, comme moi, à se présenter aux élections municipales de 2026 pour reprendre le contrôle de l’agriculture locale et promouvoir l’agriculture basée sur la proximité. Agriculteur engagé depuis plus de vingt ans dans le syndicalisme, je veux qu’Hyères reste une terre qui nourrit et qui fait vivre ses producteurs.  L’expérience syndicale, c’est apprendre à trouver des compromis entre agriculteurs, élus et administration, ce qui est exactement le cœur du mandat municipal. Mon engagement avec François Cornileau et l’équipe de l’Union des Hyérois (UDH), c’est de porter la voix des exploitations de Hyères, pour que la politique ne parle plus des agriculteurs sans les agriculteurs.

L’enjeu est de transformer un vote « de colère » ou d’abstention en vote d’adhésion à un projet de territoire lisible pour :

  • Défendre le maintien des terres agricoles, lutter contre l’artificialisation, sécuriser les exploitations existantes.
  • Renforcer le marché paysan, promouvoir des circuits courts (cantines, maisons de retraite, restauration collective), appuyer la mise en valeur des productions horticoles et maraîchères de Hyères.

Unis ! Citoyens (consom-acteurs) et les agriculteurs dans l intérêt de notre territoire, relevons le défi d une agriculture soutenable, durable avec une mairie investie.

Arnaud Rousseau, président de la FNSEA depuis 2023, occupe des fonctions politiques locales en tant que maire de Trocy-en-Multien en Seine-et-Marne depuis 2014 et est vice-président du conseil communautaire local pour l’aménagement du territoire.

Jérôme Despey, numéro deux de la FNSEA, a accumulé plusieurs mandats dans des institutions agricoles mais n’a pas de rôle politique élu direct; il est récemment devenu président du Ceneca, propriétaire du Salon de l’Agriculture de Paris.

Comme François Guillaume (1979-1986), il s’est étroitement engagé dans la politique nationale, conseillant les gouvernements lors de réformes agricoles clés. Des dirigeants tels que Thierry Coué exercent une influence significative dans des organismes de réglementation comme l’Anses, façonnant des politiques sans mandats partisans formels.

Plusieurs dirigeants syndicaux agricoles français issus de grands syndicats comme la FNSEA et Coordination Rurale sont passés à la politique, s’alignant souvent sur des partis de droite ou centristes. Parmi les exemples notables figurent des personnalités qui ont occupé des postes ministériels ou des sièges parlementaires. Leurs mouvements reflètent les tensions entre l’indépendance syndicale et les ambitions politiques, en particulier dans un contexte de crises agricoles.

Exemples clés :

François Guillaume : Dirigeant de longue date de la FNSEA, ministre de l’Agriculture sous Jacques Chirac dans les années 1980, faisant progresser les politiques productivistes.

Michel Debatisse : Président de la FNSEA, est devenu secrétaire d’État aux industries agricoles sous Raymond Barre.

Christophe Barthès : Ancien vice-président de Coordination Rurale dans l’Aude, élu député de RN depuis 2022.

Serge Bousquet – Cassagne : Figure de CR dans le Lot-et-Garonne, considéré comme candidat RN pour les Européens 2024. Son fils a couru sous RN en 2013.

Christian Jacob : Agriculteur de profession, il exerce de nombreuses responsabilités dans le syndicalisme agricole dont président des Jeunes des Agriculteurs (JA) au niveau Nationale. Il commence sa carrière politique en étant élu député européen, député de Seine-et-Marne et maire de Provins.

Les chiffres de la FNSEA penchaient historiquement vers les gouvernements de droite traditionnels, tandis que les membres récents de la Coordination Rurale gravitent autour de la RN au milieu des manifestations de 2024. Les syndicats revendiquent des positions apolitiques mais font face à des accusations de dérive partisane. Aucun exemple de gauche de la Confédération Paysanne n’apparaît dans les archives ».