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HAMBOURG : Nikolaus GELPKE : « Les décennies à venir détermineront si nous parviendrons à préserver l’océan »
Maribus publie aujourd’hui la neuvième édition du World Ocean Review qui dresse un état des lieux complet et gratuit de la biodiversité marine mondiale.
L’océan couvre environ 71 % de la surface du globe et constitue le plus grand habitat de notre planète. Pourtant, une grande partie de sa diversité biologique reste méconnue. C’est dans ce contexte, marqué par l’entrée en vigueur officielle du Traité des Nations Unies sur la haute mer en janvier 2026, que paraît le nouveau « World Ocean Review » (WOR 9). Intitulée « La biodiversité marine – L’essence vitale de nos océans », cette publication offre une synthèse des connaissances actuelles sur les espèces marines, leur répartition et les menaces qui pèsent sur elles.
Un impératif de clairvoyance politique.
Ce neuvième opus, publié par maribus gGmbH en partenariat avec le Consortium allemand de recherche marine (KDM), l’Institut international de l’océan et le magazine *mare*, ne se contente pas d’aligner des données scientifiques. Il appelle à une prise de conscience sociétale. « La neuvième édition du WOR souligne que la conservation de la biodiversité marine exige non seulement des analyses précises par les scientifiques, mais aussi de la clairvoyance de la part de la société et un engagement des décideurs politiques », a déclaré Nikolaus Gelpke, initiateur du projet et directeur général de maribus gGmbH.
Pour l’expert, l’enjeu est temporel et critique : « Les décennies à venir détermineront si nous parviendrons à trouver un nouvel équilibre entre exploitation et protection, et ainsi réussir à préserver l’océan comme source de nos ressources naturelles vitales », a-t-il ajouté.
Repenser la valeur de la nature.
Le rapport met en lumière le décalage entre la complexité du vivant et la vision souvent réductrice de l’économie mondiale. Les décisions politiques actuelles se fondent majoritairement sur des valeurs marchandes, entraînant surpêche, pollution et réchauffement des eaux.
« La biodiversité est complexe. Cependant, les acteurs clés de la politique et de l’économie ne considèrent généralement qu’un petit nombre de valeurs, principalement marchandes, de la nature », a souligné le Prof. Dr. Ulrich Bathmann, biologiste marin et président du Consortium allemand de recherche marine (KDM). Il précise l’objectif de cette publication : « Les connaissances que nous produisons, résumées dans cette nouvelle édition du World Ocean Review, visent donc à susciter plus de respect pour le plus grand habitat de la Terre », a précisé le Prof. Dr. Bathmann.
Des outils modernes pour une régénération possible.
Malgré les constats alarmants sur le déclin des espèces, le WOR 9 porte un message d’espoir. La communauté internationale possède les connaissances nécessaires pour une gestion durable. Selon le rapport, une régénération à grande échelle des habitats marins dégradés est réalisable en l’espace de 25 ans si les mesures adéquates sont prises.
L’ouvrage décrypte également le rôle des nouveaux outils scientifiques, tels que le métabarcoding et l’intelligence artificielle, pour mieux comprendre et protéger les écosystèmes. Il explique comment des communautés biologiques saines et résilientes profitent directement aux sociétés humaines.
Le World Ocean Review 9 est disponible dès aujourd’hui en anglais (« Marine Biodiversity – Vital Essence of Our Oceans »). Il peut être commandé sous forme imprimée ou téléchargé gratuitement au format PDF sur le site officiel : https://worldoceanreview.com/en/wor-9/