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GENEVE : Principales vulnérabilités liées aux parties pre…

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Floriane Dumont
23 Jan 2024

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GENEVE : Principales vulnérabilités liées aux parties prenantes qui affectent les entreprises suisses

Un nouvel accord fiscal a un impact sur la dynamique du travail transfrontalier en Suisse : Evolution Consulting identifie les principales vulnérabilités liées aux parties prenantes qui affectent les entreprises suisses.

Dans le but de sensibiliser les entreprises à l’importance de leurs parties prenantes, Evolution Consulting a mené une analyse complète des vulnérabilités les plus importantes auxquelles les entreprises sont confrontées de la part de leurs parties prenantes. Cette analyse s’appuie sur des informations accessibles au public et sur les pratiques antérieures de l’entreprise, et s’inscrit dans le cadre de l’engagement d’Evolution Consulting à fournir aux entreprises du monde entier des informations indispensables sur les parties prenantes.

Le contexte à l’origine de la nécessité de ces informations est lié à la nouvelle convention fiscale entre la Suisse et l’Italie qui, selon certaines entreprises, rend le marché du travail suisse moins attrayant pour les travailleurs frontaliers italiens.

Les services de renseignement des parties prenantes joueraient un rôle crucial dans la gestion de ces changements. Comprendre la dynamique des parties prenantes qui sous-tend la législation du travail transfrontalière, les politiques fiscales et les tendances économiques aiderait les entreprises à adapter leurs stratégies, à gérer les risques et à maintenir leur compétitivité dans un environnement potentiellement perturbateur.

Notre analyse a permis d’identifier les principaux risques liés aux parties prenantes suivants qui affectent les entreprises en général :

Risques financiers : Notre analyse souligne l’importance cruciale de la connaissance des parties prenantes lors de la gestion des aspects financiers tels que les décisions d’investissement. Pour assurer la santé et la stabilité financières globales, lesentreprises doivent avoir accès à des informations approfondies sur les clients et les partenaires afin d’atténuer les risques de défaillance. Des décisions d’investissement prudentes, fondées sur des informations exploitables sur les parties prenantes, sont nécessaires pour assurer la santé financière à long terme.

Risques juridiques et de conformité : Il est très important pour les entreprises de se tenir informées sur les changements réglementaires et les exigences de conformité afin d’éviter les risques qui peuvent entraîner des pièges juridiques. En ce sens, il est essentiel d’obtenir des renseignements sur les parties prenantes politiques et gouvernementales.

Risques liés à la réputation : Notre analyse souligne l’impact de la perception du public, de l’exposition aux médias sociaux et de la conduite éthique des parties prenantes sur la réputation d’une entreprise. Par conséquent, les entreprises doivent éviter que les risques de réputation des parties prenantes deviennent leurs propres risques, par association.

Risques opérationnels : Les défis liés à la gestion de la chaîne d’approvisionnement, à la fiabilité technologique et à la dynamique des ressources humaines représentent l’un des principaux risques pour une entreprise. Ce n’est pas pour rien que les parties prenantes de ces domaines sont appelées « parties prenantes principales ». Les entreprises doivent apprendre tout ce qu’il y a à savoir sur ces principales parties prenantes afin d’éviter d’éventuelles crises.

Risques stratégiques : L’alignement des stratégies commerciales sur les intérêts des parties prenantes est essentiel pour assurer le succès à long terme. Les entreprises doivent rester agiles pour s’adapter aux changements du marché et aux pressions concurrentielles. Il est essentiel d’adopter l’innovation et de répondre aux tendances de l’industrie pour rester pertinent et compétitif. Pour ce faire, les entreprises doivent avoir une compréhension approfondie de leur environnement stratégique avec les parties prenantes.

Risques ESG : Notre analyse met en lumière la pertinence croissante des facteurs ESG dans les opérations des entreprises. La durabilité environnementale, la responsabilité sociale et de solides pratiques de gouvernance ne sont plus facultatives, mais impératives pour l’intégrité et la durabilité des entreprises. Les parties prenantes qui hésitent à adopter cette approche deviennent des menaces pour la réputation des entreprises.

Ioana Giboi, CEO d’Evolution Consulting : « Comprendre ces vulnérabilités est très important pour les entreprises suisses. Dans le monde dynamique et interconnecté d’aujourd’hui, la Suisse est de plus en plus liée à des tendances mondiales qui, souvent, apportent plus de perturbations que de prévisibilité. Notre objectif est de fournir aux entreprises les renseignements sur les parties prenantes dont elles ont besoin pour surmonter efficacement ces défis.

Cette analyse s’inscrit dans le cadre des efforts continus d’Evolution Consulting pour fournir des informations et des solutions exploitables qui aident les entreprises à réduire leurs risques et à maintenir une réputation concurrentielle.

Contexte : Une étude* montre que les principales parties prenantes d’une entreprise ont un effet statistiquement significatif sur la probabilité de faillite de l’entreprise

Des études antérieures ont également souligné l’importance de l’influence des parties prenantes sur la réalisation des objectifs traditionnels de l’entreprise. Plus précisément, la théorie des parties prenantes fournit des arguments solides sur la façon dont les entreprises devraient mettre en œuvre une gestion d’entreprise axée sur une approche des parties prenantes qui prend en compte les rôles et les préoccupations des parties prenantes dans leurs politiques et pratiques organisationnelles, car ils ont un impact sur les résultats et la survie des entreprises. De plus, la théorie de la dépendance aux ressources soutient que les parties prenantes sont des détenteurs de ressources et que les entreprises dépendent d’elles pour obtenir des performances durables à long terme et survivre à l’avenir.

Afin d’éviter l’impact néfaste des parties prenantes sur l’entreprise qui pourrait augmenter la probabilité de faillite de l’entreprise, les gestionnaires pourraient s’efforcer d’être bien informés sur les parties prenantes, à savoir sur les relations avec les principales parties prenantes, qui sont essentielles à la survie de l’entreprise, et également essayer de hiérarchiser celles d’entre elles qui méritent une large prise en compte dans leurs objectifs ou stratégies commerciales.

Contrairement à d’autres études qui considèrent que les entreprises doivent s’adresser simultanément à différentes parties prenantes, les auteurs affirment que, dans des situations macroéconomiques instables, les entreprises peuvent hiérarchiser les parties prenantes en fonction de leur importance pour leur activité, afin d’éviter l’émergence d’un conflit d’intérêts qui aurait un impact sur les résultats des entreprises et augmenterait la probabilité de faillite de l’entreprise. (…) Ainsi, ces résultats peuvent aider les dirigeants à prendre des décisions qui réduisent le risque de faillite dans des situations macroéconomiques instables : les gestionnaires ne doivent pas traiter et se concentrer sur toutes les parties prenantes de manière égale par le biais de synergies, mais en fait avec un ordre de priorité particulier, en particulier lorsque les entreprises sont dans des situations économiques et financières difficiles.