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GENÈVE : Olga GIVERNET : « Le FCC est un accélérateur de progrès pour notre territoire »

La députée Olga Givernet salue l’ouverture du débat public sur le projet de Futur Collisionneur Circulaire (FCC) porté par le CERN.

Le coup d’envoi a été donné. La concertation publique sur le projet de Futur Collisionneur Circulaire (FCC), infrastructure scientifique majeure portée par le CERN, s’est officiellement ouverte ce mardi 2 juin 2026. La députée de l’Ain, Olga Givernet, a exprimé son soutien « résolument affirmé » à ce projet d’envergure et a salué l’organisation d’un débat citoyen qu’elle juge « ambitieux et nécessaire ».

Cette vaste consultation est orchestrée par la Commission Nationale du Débat Public (CNDP), qui a nommé David Chevallier garant de son bon déroulement. L’objectif est d’impliquer l’ensemble des parties prenantes, et notamment les habitants des territoires français concernés, avant la prise de décision finale.

Un projet scientifique et territorial hors norme

Le FCC est conçu pour succéder au Grand collisionneur de hadrons (LHC), dont le potentiel scientifique devrait être pleinement exploité à l’horizon 2040-2045. Après cinq années d’études menées par une collaboration internationale regroupant plus de 30 pays et 150 instituts de recherche, le projet prévoit la construction d’un tunnel circulaire de 90,7 kilomètres de circonférence.

Cette nouvelle infrastructure serait implantée sous les départements de la Haute-Savoie et de l’Ain, ainsi que sous le canton de Genève, à des profondeurs pouvant atteindre 400 mètres. Il s’agit de l’instrument scientifique le plus ambitieux du 21ème siècle, destiné à repousser les frontières de la connaissance en physique des particules.

La concertation au cœur du processus

Suivant de près l’avancement du dossier depuis plusieurs années, Olga Givernet a multiplié les rencontres avec les équipes du CERN, les élus locaux et les acteurs économiques. Elle invite aujourd’hui tous les riverains du projet à se saisir des outils mis à leur disposition par la CNDP pour s’informer et s’exprimer : réunions publiques, débats, plateforme participative en ligne et dépôt de « cahiers d’acteurs » numériques.

« Le FCC représente bien plus qu’un accélérateur de particules : c’est un accélérateur de progrès pour tout notre territoire. L’Ain et la Haute-Savoie ont une chance unique d’accueillir l’instrument scientifique le plus ambitieux de ce siècle. Mais il faut que ce projet soit le fruit de la concertation », tient à préciser la députée.

Des retombées économiques et des inquiétudes légitimes

Au-delà de l’avancée scientifique, le projet est présenté comme une opportunité économique historique pour la région. La députée rappelle que le FCC est susceptible de créer des milliers d’emplois directs et indirects dans l’Ain et la Haute-Savoie, tout en renforçant une filière industrielle locale d’excellence.

Consciente des interrogations que peut soulever un projet d’une telle ampleur, Olga Givernet se dit également « pleinement consciente des inquiétudes » et assure rester « vigilante quant à sa bonne mise en œuvre », soulignant l’importance d’un dialogue transparent pour construire collectivement l’avenir du territoire.

Un calendrier précis pour les années à venir

Les prochaines étapes sont désormais clairement définies. La phase de débat public côté français se déroulera du 2 juin au 1er octobre 2026. Ce processus de consultation citoyenne viendra éclairer la décision formelle du Conseil du CERN, qui est attendue pour 2028.

Si le projet obtient le feu vert, la construction du tunnel et des infrastructures associées pourrait débuter au cours de la décennie 2030. La mise en service du premier accélérateur est quant à elle projetée pour la fin des années 2040, ouvrant un nouveau chapitre de la recherche fondamentale mondiale.

via Presse Agence.