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FONTVIEILLE : Dominique BESNEHARD : « L’audiovisuel saisit ce qui nous traverse collectivement »

La deuxième édition du festival Lumière des Alpilles explorera la justice à travers des chefs-d’œuvre du patrimoine télévisuel du 4 au 7 juin.

Pour sa deuxième édition, qui se tiendra du 4 au 7 juin 2026, le festival Lumière des Alpilles a choisi de sonder une question aussi complexe qu’universelle : qu’est-ce que rendre justice ? À travers une sélection exigeante d’œuvres patrimoniales de la télévision et du cinéma, l’événement propose de confronter le regard contemporain aux grandes interrogations sociétales, en faisant dialoguer mémoire collective et enjeux actuels. Le festival se déploiera sur plusieurs communes emblématiques du territoire : Fontvieille, Paradou, Maussane-les-Alpilles, Les Baux-de-Provence et Saint-Rémy-de-Provence.

Une thématique universelle explorée en profondeur

La programmation explorera la justice sous sa double dimension, institutionnelle et morale. D’un côté, des œuvres plongeront le spectateur au cœur de l’appareil judiciaire, révélant ses mécanismes et ses failles. *L’affaire Dominici* (2003) illustrera l’incertitude de la vérité, tandis que *Madame le juge* (1978), avec l’inoubliable Simone Signoret, mettra en scène l’immense responsabilité du magistrat. L’épisode *L’Affaire Jobard* de la série *En votre âme et conscience* (1967) se concentrera sur le rôle crucial du jury face à la question de l’irresponsabilité pénale.

De l’autre, le festival questionnera la justice intime et sociale. *Tu ne tueras point* (2023) abordera le conflit entre la loi et l’humanité face au handicap. *La controverse de Valladolid* (1978) reviendra sur la négation même de la justice sous l’esclavage. La nouvelle adaptation du *Rouge et le Noir* (2026), avec Victor Belmondo et Virginie Ledoyen, traitera de la justice sociale et du destin. Enfin, *Jacquou le Croquant* (1969) incarnera la révolte contre l’oppression, et *Le Puits et le Pendule* (1964) rappellera comment la justice peut elle-même devenir un instrument de torture.

Cinq temps forts pour un week-end d’exception

Le festival sera rythmé par cinq événements majeurs. La soirée d’ouverture, le jeudi 4 juin, se tiendra au cinéma l’Eden de Fontvieille avec la projection en exclusivité de la série *Le Rouge et le Noir*, en présence de l’équipe. Le vendredi 5 juin, le Relais du Castelet à Fontvieille accueillera une soirée festive en plein air autour du film musical *Émilie Jolie* (1980).

Le samedi 6 juin, après la projection de *Tu ne tueras point* au Ciné Palace de Saint-Rémy-de-Provence, un temps d’échange sera organisé. La soirée se poursuivra à l’Hôtel de Sade avec un hommage à la série *Dix pour cent* (2015), en présence de membres du casting. Un épisode emblématique et un montage des adaptations internationales seront diffusés. Enfin, le dimanche 7 juin, un apéritif sur le parvis de l’église des Baux-de-Provence précédera la soirée de clôture à Fontvieille, avec la diffusion de *L’Affaire Dominici*.

Hommages, débats et pédagogie

Au-delà des projections, le programme s’enrichit de nombreuses rencontres avec des professionnels du secteur. Un débat suivra notamment la projection de *La Controverse de Valladolid* le samedi. Le dimanche, à Maussane-les-Alpilles, une conversation inédite sera organisée pour les 100 ans de la télévision.

Un hommage sera également rendu à l’actrice Nathalie Baye, récemment décédée, avec la diffusion de *Le Divan* (1988) et *Madame Sourdis* (1979) le vendredi à Fontvieille. Un volet pédagogique est prévu pour les scolaires et les familles, avec des œuvres comme *Jacquou le Croquant* ou la série animée *Il était une fois… les Amériques* (1992-1993), complétées par un atelier d’écriture en partenariat avec l’association Do Not Disturb.

Un festival ancré dans le patrimoine des Alpilles

L’identité du festival repose sur son lien étroit avec le territoire. Les projections se dérouleront dans des cinémas de village et des lieux patrimoniaux d’exception comme la Citerne des Baux-de-Provence ou l’Hôtel de Sade. « On croit parfois que les grandes questions de justice appartiennent aux tribunaux ou aux journaux. Mais elles ont toujours été là, nichées dans nos séries, nos films, nos téléfilms. C’est l’une des forces de l’audiovisuel : saisir ce qui nous traverse collectivement et le mettre en images et en émotions. Ce festival, c’est l’occasion de le redécouvrir ensemble, dans des lieux exceptionnels, avec des œuvres qui ont marqué leur temps, sans rien perdre de leur puissance », souligne Dominique Besnehard, Délégué Général du Festival Lumière des Alpilles.

La programmation détaillée et la billetterie sont disponibles sur le site officiel de l’événement : www.lumieredesalpilles.fr.