EYGUIÈRES : Élodie PORRACCHIA : « Un modèle d’élevage résil…
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EYGUIÈRES : Élodie PORRACCHIA : « Un modèle d’élevage résilient face aux évolutions climatiques »
À Eyguières (13), l’éleveuse Élodie Porracchia défend la transhumance, un modèle d’élevage ancestral apportant des réponses concrètes aux défis climatiques.
Face aux défis climatiques qui redéfinissent les contours de l’agriculture, certaines pratiques ancestrales démontrent une pertinence et une résilience remarquables. C’est le cas du système herbager transhumant, un modèle défendu avec conviction par Élodie Porracchia, éleveuse ovine de 35 ans à Eyguières, dans les Bouches-du-Rhône. En 2017, après une décennie dans la vente d’aliments pour bétail, elle a fait le choix de reprendre l’exploitation familiale, le GAEC Notre-Dame-de-Crau, pour perpétuer un savoir-faire transmis sur plusieurs générations.
Aujourd’hui à la tête d’un troupeau de 1 300 brebis de race Mérinos d’Arles, une lignée rustique particulièrement adaptée à ce mode de vie nomade, elle incarne le renouveau d’une filière qui allie tradition et adaptation.
La transhumance, une stratégie d’adaptation naturelle
Le principe de la transhumance est au cœur de son modèle économique et écologique. Chaque été, une partie du troupeau quitte la plaine aride de la Crau pour rejoindre la fraîcheur et la richesse des alpages savoyards. Ce déplacement saisonnier n’est pas qu’une simple tradition ; il s’agit d’une gestion intelligente des ressources naturelles. En suivant le cycle de la végétation, les brebis bénéficient en permanence d’une alimentation de qualité, tout en permettant aux pâturages de se régénérer.
Ce mode d’élevage extensif joue également un rôle crucial dans l’entretien des paysages et la prévention des incendies en débroussaillant naturellement les espaces ouverts. Il constitue une réponse pragmatique et durable aux aléas climatiques, comme le souligne l’éleveuse.
« Notre système herbager transhumant est un modèle d’élevage résilient qui s’adapte naturellement aux évolutions climatiques », affirme Élodie Porracchia.
Cette approche, qui minimise le recours aux intrants et valorise les écosystèmes, s’impose comme une alternative viable pour l’avenir de l’élevage en région méditerranéenne, particulièrement exposée aux sécheresses et aux vagues de chaleur.
Un secteur qui se renouvelle et se féminise
Au-delà de l’enjeu climatique, le parcours d’Élodie Porracchia illustre une autre mutation profonde du monde agricole : la place croissante des femmes. Loin des clichés, la filière ovine attire une nouvelle génération de dirigeantes. Selon les chiffres du secteur, les femmes représentent aujourd’hui 30 % des chefs d’exploitation ou coexploitants de moins de 40 ans en élevage ovin.
Cette féminisation est un puissant moteur de renouvellement, apportant de nouvelles perspectives et de nouvelles approches managériales. La transmission familiale, comme dans le cas du GAEC Notre-Dame-de-Crau, reste un pilier essentiel, mais elle s’ouvre désormais à des dynamiques plus inclusives, assurant la pérennité des exploitations.
Le témoignage d’Élodie Porracchia offre ainsi un regard concret sur les défis contemporains de l’élevage, de la transmission des savoir-faire à l’avenir du pastoralisme, un modèle qui prouve sa capacité à concilier performance économique et préservation de l’environnement. Pour approfondir ces sujets, son portrait est présenté dans la newsletter professionnelle Fil’Pros.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

