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DRANCY : Sauvons nos abeilles et luttons contre le frelon a…

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DRANCY : Sauvons nos abeilles et luttons contre le frelon asiatique !

Lutte contre le frelon asiatique, Drancy, ville pionnière.

Présent en France depuis 2005, le frelon asiatique a envahi le territoire national. Selon le réseau FREDON, le nombre de nids sur le territoire francilien est passé de 550 en 2017 à 4 298 en 2023. Or, une colonie consomme 100 000 insectes (11,32 kg par saison), dont de nombreux insectes pollinisateurs, en particulier des abeilles, des guêpes, des bourdons ou des papillons, indispensables au cycle de la biodiversité.

La ville de Drancy est particulièrement engagée en faveur de la préservation de la biodiversité et de l’environnement. En ce sens, elle a développé un partenariat étroit avec les apiculteurs du réseau Synergia, propriétaires de ruchers sur un terrain communal mis à disposition par la municipalité. Ces derniers ont alerté l’attention du Maire, Aude Lagarde, sur la destruction croissante du nombre de ruchers à Drancy, mais aussi dans toute l’Île-de-France. « Bien que la lutte contre le frelon asiatique devrait être coordonnée par l’État, notamment, j’ai décidé de réagir à l’échelle de la commune afin de lutter contre cette espèce exotique envahissante qui menace nos abeilles et la biodiversité. »

Dès le mois d’avril 2024, une centaine d’agents municipaux ont été formés par des apiculteurs à la reconnaissance des frelons asiatiques. Tous les agents effectuant la majorité de leurs missions en extérieur, sont aussi en capacité de reconnaître un nid primaire (construit au printemps) et secondaire (observable l’été, notamment à la cime des arbres) et signalent systématiquement tout nid présent sur l’espace public ou visible depuis la voirie chez les particuliers, afin que ce dernier soit détruit dans les plus brefs délais.

Reconnaître un nid et demander sa destruction

La ville procède à la destruction systématique des nids présents dans l’espace public et dans les parcs, squares et écoles. Depuis l’an dernier, la ville prend aussi en charge la destruction des nids de frelons asiatiques chez les particuliers. Cette mesure, très rare en France, vise à lever tout frein financier à la destruction des nids et à préserver la biodiversité drancéenne. Plus de cinquante foyers ont bénéficié de cette prise en charge, en 2024.

Enfin, le service des espaces verts a recensé les espèces de végétaux précoces présentes en ville, fleurissant au printemps et butinées par les reines fondatrices. Une cinquantaine de pièges sélectifs, qui ne capturent pas l’entomofaune et les espèces pollinisatrices, ont ainsi été installés aux quatre coins de la ville au mois de février 2025.

« Si nous attendons que les autres collectivités réagissent pour commencer à lutter contre le frelon asiatique, personne ne fera jamais rien. En mettant en place ces différentes mesures inédites, je souhaite protéger la riche biodiversité drancéenne et inciter les communes alentour ainsi que les différentes collectivités territoriales, à se saisir du sujet. Il n’y a qu’ensemble et par une action coordonnée que nous pourrons venir à bout du frelon asiatique. »

En parallèle, les Drancéens ont été sensibilisés à la reconnaissance du frelon asiatique par le biais de communications dans le journal d’informations locales (Drancy Média) et de campagnes d’affichage en ville. Une catégorie spécifique permettant aux Drancéens de signaler la présence de nids de frelons asiatiques a aussi été créée sur l’application citoyenne municipale Thelma. Celle-ci permet à tous les Drancéens d’avertir directement le service compétent de tout désordre en ville.

Si cette nouvelle politique publique n’est pas l’alpha et l’oméga de la protection de l’environnement et de la biodiversité en ville, elle y contribue pleinement et complète une kyrielle d’actions déjà menées en ce sens à Drancy : Zéro phyto pour l’entretien de la voirie et des espaces verts, plantations d’arbres en ville, dons d’arbres fruitiers aux Drancéens (1000 distribués en 2024), création de nouveaux îlots de fraîcheur en ville (minimum deux nouveaux squares construits ou rénovés par an), transformation des cours d’école en « cours Oasis », subventions à l’achat d’un récupérateur d’eau pour les particuliers et les copropriétés, création de bassins de récupération des eaux pluviales ensuite utilisées pour l’arrosage des espaces verts et le nettoyage de la voirie…