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DRAGUIGNAN : Roseline, une sainte locale

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DRAGUIGNAN : Roseline, une sainte locale

Le musée des beaux-arts de Draguignan propose en ce moment, une exposition toute particulière et dont l’histoire est incroyable.

En effet, originaire du sud de la France, Marguerite Maeght connait bien l’histoire de Sainte Roseline dont les miracles sont célèbres dans cette région. Elle décide alors de lui demander un petit-fils (elle a déjà plusieurs petites-filles). Son vœu exaucé, la collectionneuse et mécène se sentant redevable, fait appel à ses plus proches amis artistes pour s’attaquer à la restauration de la chapelle dédiée à la sainte, située aux Arcs-sur-Argens. Giacometti, Chagall, Bazaine et Ubac participeront à ce chantier et donneront à cet édifice une dimension céleste.

Le vœu de Marguerite Maeght est présenté au MBA de Draguignan jusqu’au 22 septembre.

Roseline, une sainte locale

Née vers 1270, Roseline de Villeneuve, fille de Giraud II de Villeneuve seigneur des Arcs, va consacrer son existence à la prière. Cartusienne, novice à Prébayon, la religieuse professe à Bertaud puis devient prieure du monastère de La Celle-Roubaud, où elle finit ses jours en 1329. De son viavant, deux mystères lui seront attribués – le miracle des roses et le repas des anges – tous deux suggérant une action divine portant secours à la condition humaine. Dans le premier, la jeune Roseline commet un larcin de nourriture à l’intention de miséreux. Surprise par son père qui la somme de lui montrer ce qu’elle dissimule, l’adolescente ouvre son tablier.

Les victuailles qu’il contenait se sont transformées en une brassée de roses. Le second miracle évoque quant à lui la réparation d’un oubli. Toute à ses prières, Roseline a omis de préparer le repas pour sa communauté. Les anges dresseront pour elle une table miraculeuse. Marc Chagall et Diego Giacometti vont interpréter ces deux épisodes. Après la mort de la chartreuse, survenue en 1329, son corps, exhumé intact, répandra une odeur de sainteté. Canonisée au XIXe siècle, sainte Roseline fera, dès lors, l’objet d’un culte en Provence et notamment d’un pèlerinage chaque 16 octobre.