DEAUVILLE : Thierry BOURDONCLE : « Chez Miocque appartient…
Partager :
DEAUVILLE : Thierry BOURDONCLE : « Chez Miocque appartient à Deauville »
À Deauville, l’institution Chez Miocque renaît avec un bar caché à l’étage, clin d’œil à l’histoire et aux speakeasies new-yorkais.
Certaines adresses semblent éternelles. À Deauville, Chez Miocque est de celles-là. Après avoir été pendant des décennies le cœur battant de la ville sous l’impulsion de Jacques Aviègne, qui en avait fait une institution prisée des plus grandes personnalités, le restaurant mythique entame un nouveau chapitre de son histoire. Reprise par les passionnés Thierry et Ariane Bourdoncle, l’adresse renaît avec l’ambition de préserver son héritage tout en lui insufflant une vision contemporaine.
La renaissance d’une institution
La réouverture de Chez Miocque est plus qu’une simple rénovation ; c’est une réécriture.
« On a voulu garder l’âme du lieu. Jacques en avait fait une adresse mythique, inscrite dans la mémoire collective. Pour nous, Chez Miocque appartient à Deauville », explique Thierry Bourdoncle.
Pour mener à bien ce projet, les nouveaux propriétaires se sont entourés de l’architecte Richard Lafond et ont confié la direction à Valentine Derville, 25 ans, qui incarne une nouvelle génération alliant exigence et modernité. Au rez-de-chaussée, l’esprit du bistrot français par excellence est conservé : banquettes rouges, faïence traditionnelle et, sur les murs, 118 caricatures de stars comme Alain Delon ou Jean Gabin, qui ont marqué l’histoire des lieux.
Un speakeasy confidentiel à l’étage
La véritable nouveauté se niche à l’étage. Derrière d’épais rideaux, un bar confidentiel d’une trentaine de places se dévoile, inspiré des speakeasies new-yorkais de l’époque de la Prohibition. L’ambiance y est feutrée, la lumière tamisée, rappelant que Deauville a accueilli l’un des premiers bars américains de France. Le concept est clair : on y vient pour un cocktail, une conversation, sans obligation de dîner. Le bar vit à son propre rythme, dans une atmosphère intimiste magnifiée par une hauteur sous plafond de cinq mètres.
L’art du cocktail et collaborations rares
Au comptoir, l’art du cocktail est célébré avec une carte mêlant classiques revisités et créations audacieuses. On y trouve un Samouraï Old Fashioned ou un Original Negroni, mais surtout des flacons rares, patiemment dénichés par le sommelier et caviste Marc Sibard. Le clou de cette offre est une collaboration exclusive avec Cravan, l’illustre bar parisien. Les clients de Chez Miocque peuvent ainsi déguster, ici et nulle part ailleurs, le cocktail « Alfonso », une création imaginée pour le roi d’Espagne lors de son exil en Normandie.
De la finger food au bistrot d’exception
Pour accompagner les breuvages, le chef Stéphane Picaut a conçu une carte de finger food créative et gourmande : tempuras croustillants, rolls de crevettes ou encore popcorn chicken. Au restaurant du rez-de-chaussée, c’est le chef Edouard Faure qui orchestre une cuisine de grande tradition. La carte met à l’honneur des plats emblématiques comme le poulet fermier rôti à l’estragon, le filet de bœuf Wellington, les généreux rigatonis à la vodka ou encore des moules servies de manière spectaculaire. Côté douceurs, le soufflé au Cointreau et la mousse au chocolat fleur de sel parachèvent l’expérience.
Des murs qui racontent une histoire
L’âme du lieu s’exprime également à travers les fresques réalisées sur mesure par l’artiste Simon Carloni. Loin d’être purement décoratives, elles racontent une histoire. On y découvre des figures essentielles comme celle de Jacques Aviègne, tel un gardien de la mémoire, ou un clin d’œil plus personnel avec la présence discrète d’Ulke, le chien des propriétaires. Plus qu’un simple restaurant, le nouveau Chez Miocque se veut un lieu exclusif sans snobisme, un écrin où Deauvillais et visiteurs peuvent retrouver une certaine idée de l’art de vivre.
L’établissement, situé au 81 Rue Eugène Colas, est ouvert tous les jours de 12h à 15h et de 19h à 23h.


