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CHARTRES : Agroalimentaire – La chips artisanale Bels…

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CHARTRES : Agroalimentaire – La chips artisanale Belsia adopte le Nutri-Score B pour déculpabiliser le consommateur

En ce mois de janvier 2026, la marque beauceronne Belsia fait le choix d’afficher le Nutri-Score B sur ses emballages afin de valoriser une production agricole maîtrisée et transparente.

Longtemps reléguée au rang de « plaisir coupable » ou de symbole de la malbouffe ultra-transformée, la chips tente de redorer son blason. C’est du moins le pari de Belsia, producteur installé en Eure-et-Loir, qui prend le contrepied des standards industriels. La PME annonce aujourd’hui l’affichage du Nutri-Score B sur l’ensemble de sa gamme, une notation encore rare dans les rayons de l’apéritif salé.

Une transparence nutritionnelle assumée.

Pour Clémence et Matthieu Maisons, les fondateurs de la marque, cette démarche vise à sortir de la logique binaire opposant plaisir et équilibre. « Afficher le Nutri-Score, c’est accepter d’être lisible. Et donc comparable », explique Clémence Maisons. Ce classement B n’est pas le fruit du hasard, mais résulte d’un processus de fabrication spécifique : une teneur en sel réduite, une cuisson lente au chaudron permettant d’éliminer l’excès d’huile, et l’utilisation exclusive d’huile de tournesol française.

L’objectif affiché n’est pas de faire de la chips un aliment santé, mais un produit dont la composition est intelligible. « Le problème n’est pas de se faire plaisir. Le problème, c’est de ne pas savoir ce que l’on   mange », précise la fondatrice. En optant pour une liste d’ingrédients courte, sans additifs ni arômes artificiels, l’entreprise entend prouver que la gourmandise peut s’affranchir de la culpabilité lorsqu’elle est associée à la transparence.

Le retour au produit agricole.

Au-delà de la notation nutritionnelle, l’entreprise insiste sur l’origine du produit. Belsia (dont les informations détaillées sont disponibles via leur Kit Média : https://3red6.r.ah.d.sendibm5.com/mk/cl/f/sh/SMK1E8tHeFuBnbfTxBkmRwJNdICg/24SxVxqibuTo) ne se définit pas comme un simple transformateur, mais avant tout comme un producteur agricole. Installés sur la ferme familiale de 170 hectares au cœur de la Beauce, les dirigeants, ingénieurs de formation, ont choisi de maîtriser l’intégralité de la chaîne, de la plantation à la mise en sachet.

Cette approche « du champ au paquet » permet une traçabilité totale. Les pratiques agricoles mises en avant incluent la rotation des cultures, le pilotage de l’irrigation et le remplacement des antigerminatifs chimiques par de l’huile essentielle de menthe pour la conservation des pommes de terre. « La chips responsable ne commence pas au sachet. Elle commence dans le champ », rappellent les dirigeants.

Un modèle économique local en croissance.

Dans un secteur dominé par les géants de l’agroalimentaire et la course aux volumes, le modèle de la PME beauceronne détonne. Avec une production annuelle avoisinant les 300 tonnes et une équipe de 18 salariés fonctionnant désormais en 24h/24, l’entreprise démontre la viabilité d’une filière locale intégrée.

La cuisson au chaudron par petits lots, méthode artisanale revendiquée par la marque, s’oppose aux processus continus industriels. Selon Matthieu Maisons, « la cuisson n’est pas une étape technique parmi d’autres : c’est un engagement ». En 2026, l’enjeu pour la marque est donc double : maintenir cette exigence qualitative tout en répondant à une demande croissante pour des produits dits « de plaisir » mais porteurs de sens.