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CHARLEVILLE MEZIERES : Cabaret Vert, des sons, des mots et…

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CHARLEVILLE MEZIERES : Cabaret Vert, des sons, des mots et des bulles !

Cette année encore, Cabaret Vert crée des passerelles entre les arts, avec un billet commun musique et BD.

Parcours à la carte

Chaque festivalier peut ainsi tracer un parcours à la carte entre ses passions. Peur d’attendre des heures et de rater des concerts ? Pour les grands noms de la BD, on peut opter pour une dédicace fastpass : un tampon original créé par l’auteur. BD sitting en prime : pas besoin de se trimballer avec 4 kg de BD pendant les concerts, on les garde pour vous, c’est même gratuit ! À noter que ce mélange des passions concerne aussi les auteurs qui sont nombreux à faire le plein de concerts après les séances de dédicaces.

Rencontres et dédicaces 

L’an dernier tout avait changé avec un nouvel espace BD à la hauteur de l’événement. Cette année, on peaufine, on fignole : la même, en mieux ! En cumulé, près de 730 heures de dédicaces sont proposées aux festivaliers (oui on a sorti la calculette). Auteurs connus, pépites repérées par l’équipe du Cabaret Vert, séries implantées, création locale… Finalement c’est comme un festival de musique : on se laisse guider par sa curiosité.

Cette année, on croisera dans les allées quelques auteurs de la mythique série XIII qui célèbre ses 40 ans. Au rayon jeunesse, on annonce également un déferlement de manga et les fans devraient se bousculer pour approcher Patrick Sobral, prolifique créateur de la série « Les Légendaires ». La musique n’est jamais loin au Cabaret Vert avec « Renaud né sous le signe de l’Hexagone », une bio-graphique de Renaud signée Bertrand Dicale et Gaston. Le punk a également droit à son expo, dans le prolongement du génial « Malcolm McLaren, L’art du désastre » – controversé manager des Sex Pistols – de Lionel Chouin.

Alerte BD culte : les 20 ans de Lou !

20 ans, 10 albums et plus de 3 millions d’exemplaires vendus. Sacré palmarès pour Lou ! Une héroïne qui grandit au fil des tomes, (contrairement à Titeuf, Asterix ou Tintin par exemple), cela ouvre le champ des possibles et Julien Neel s’est fait plaisir. Derrière ses faux airs girly, la série phénomène aborde des thèmes de société comme la famille monoparentale, la dépression et autres questionnements existentiels. Une créativité bluffante enrichie de nombreuses références à la pop culture. Pour la petite histoire, Cabaret Vert avait invité Julien Neel en 2019, alors qu’il planchait sur le premier tome de la saison 2 Lou Sonata. Un coup de foudre partagé qui lui a fourni une matière musicale pour le 2ème tome et ça, c’est la plus belle des récompenses. Cette année, il aura droit à la totale : sérigraphie sur place, séances d’écoute et dédicaces (espace BD et camping).

Des animations qui sortent des cases

Au-delà des incontournables dédicaces, Cabaret Vert assure le show avec des animations bien ficelées. Jordan Mechner, concepteur du jeu Prince of Persia, est de la partie ?  On se fait plaisir en installant des bornes d’arcade dédiées, en mode retrogaming. « L’homme le plus flippé du monde » de Théo Grosjean est adapté en mini-série ? On organise une projection des épisodes dans un cinéma. Surtout, on s’assure que tout le monde est le bienvenu avec une belle sélection de bandes dessinées d’occasion et des jeux de société pour se poser tranquille en famille. Les bédéphiles ultimes pourront également s’essayer à la création en s’inscrivant à un atelier colorisation : une initiation aux allures de masterclass, animée par des pros. Enfin, pour faire grimper la température, direction l’Estaminet avec des concerts et des battles BD. Sans oublier le camping du festival qui proposera trois ateliers organisés avec des auteurs : tatouages éphémères, fresques autour de l’écologie et permaculture.

Wall of bulles : des expos dans la ville

Cette année encore le festival poursuit sa collaboration avec les musées partenaires ardennais. L’équipe participe à la scénographie du Musée Rimbaud autour « Les Illuminés », le roman graphique de Jean Dytar sur le trio Rimbaud/Verlaine/Germain. Le Musée Guerre et Paix quant à lui met en lumières des BD à dimension patrimoniale, en exposant des planches originales de « Madeleine Riffaud, résistante » (Ollier et Marko), « Airborne 44 » (Philippe Jarbinet) et « Les Godillots » (Jean-David Morvan et Dominique Bertail). Un petit air de cabaret vert avant l’heure.