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CHANTILLY : Musée du Cheval – Exposition Rosa Bonheur…

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CHANTILLY : Musée du Cheval – Exposition Rosa Bonheur, acquisitions et restaurations animent la saison

Le musée vivant du Cheval du Château de Chantilly dévoile un programme ambitieux, marqué par une exposition inédite et l’enrichissement de ses collections.

Le musée vivant du Cheval, situé au cœur des Grandes Écuries du Château de Chantilly, confirme son dynamisme avec une programmation riche qui mêle art, histoire et patrimoine équestre. Entre une exposition majeure consacrée à l’artiste Rosa Bonheur, de nouvelles acquisitions prestigieuses, des restaurations d’envergure et des prêts à d’autres institutions, le musée réaffirme sa mission de préservation et de valorisation de l’univers du cheval.

Hommage à Rosa Bonheur, passionnée du cheval

Événement phare de la saison, l’exposition « Rosa Bonheur et le cheval » se tiendra du 12 septembre 2026 au 3 janvier 2027. Organisée en partenariat avec le Château de Rosa Bonheur, elle se déploiera sur deux sites : le musée vivant du Cheval et le cabinet d’arts graphiques du musée Condé. Cet hommage apparaît comme une évidence, l’artiste ayant entretenu des liens forts avec le Château de Chantilly, notamment en honorant une commande du duc d’Aumale.

L’exposition explorera la place centrale du cheval dans l’œuvre de Rosa Bonheur, dont le tableau monumental Le Marché aux chevaux (1853) a assis la renommée. Reconnue pour sa rigueur quasi scientifique, l’artiste étudiait l’anatomie et le mouvement des équidés dans leur environnement naturel comme dans les foires. À travers une sélection de dessins, tableaux, photographies et archives rares, les visiteurs découvriront le processus créatif qui lui permettait de capter avec une sensibilité unique la puissance et la grâce de ses sujets.

Des collections enrichies et restaurées

Le musée a récemment vu ses collections s’enrichir grâce au soutien de la Société des Amis des Grandes Écuries. Parmi les pièces remarquables figurent des armoiries brodées commandées par le dernier prince de Condé pour les obsèques de Louis XVIII en 1824, un camée du Premier Empire représentant le cheval de Napoléon ayant appartenu à Caroline Murat, ainsi que deux selles, l’une de type Life Guard (fin 19ème siècle) et l’autre de style western (20ème siècle).

Par ailleurs, un dépôt de mâchoires de chevaux, issues des collections de l’Institut français du Cheval et de l’Équitation en 2025, vient compléter la présentation du squelette du célèbre cheval de course Katko, illustrant l’évolution de la dentition équine au fil du temps.

Le travail de valorisation du patrimoine s’est également poursuivi avec l’achèvement d’un vaste programme de restauration. Les huit harnais d’apparat, commandés par le prince de Condé pour le sacre du roi Charles X en 1825, sont désormais tous présentés au public en salle 13. Cette restauration, menée par vagues successives depuis 2023, a été rendue possible grâce au mécénat de la Société des Amis des Grandes Écuries et de la Fondation Belle Main.

Un rayonnement national et international

La visibilité du musée vivant du Cheval s’étend au-delà de ses murs, notamment grâce à la numérisation de ses œuvres et leur mise en ligne. L’institution est de plus en plus sollicitée pour des prêts. Ainsi, deux de ses pièces, la Joueuse de polo et le Tapis ottoman, sont actuellement exposées à l’Aga Khan Museum de Toronto (Canada) dans le cadre de l’exposition « Game on! », visible jusqu’en septembre 2026.

Plus tôt cette année, vingt-cinq œuvres de l’artiste Marine Oussedik ont également été prêtées à la Grande Mosquée de Paris pour l’exposition « Chevaux du vent », organisée à l’occasion de son centenaire.

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).