BRUXELLES : Christian KLEINERMAN : « La confiance et la séc…
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BRUXELLES : Christian KLEINERMAN : « La confiance et la sécurité deviennent des fondements essentiels »
Alors que le règlement européen sur l’IA franchit une étape décisive ce 2 février, Christian Kleinerman de Snowflake souligne l’importance cruciale de la confiance numérique pour les entreprises.
Ce lundi 2 février 2026 marque une date charnière dans le calendrier technologique européen avec l’application de nouvelles directives du règlement sur l’intelligence artificielle (AI Act). Loin d’être un simple frein administratif, cette législation est perçue par les experts du secteur comme un catalyseur nécessaire pour une adoption pérenne de l’IA. Pour Snowflake (https://www.snowflake.com/fr/), entreprise spécialisée dans le Data Cloud, cette régulation place l’humain et la sécurité au centre de l’échiquier économique.
Une approche fondée sur le risque.
Pour les acteurs de la donnée, la méthode européenne se distingue par sa pertinence. « Les nouvelles lignes directrices du règlement européen sur l’IA (AI Act) constituent un moment clé pour l’intelligence artificielle en Europe, en encourageant un usage sûr et responsable de ces technologies », analyse Christian Kleinerman, vice-président exécutif produit chez Snowflake.
La force du texte réside dans sa granularité. « L’approche fondée sur le risque de l’AI Act est particulièrement importante, car elle concentre la régulation sur la manière dont l’IA est déployée et utilisée, plutôt que de traiter tous les systèmes de la même façon », précise l’expert. En érigeant la maîtrise technologique en standard, « l’Union européenne place les individus au cœur du débat sur l’intelligence artificielle », ajoute-t-il.
Transparence et traçabilité des données.
L’entrée en vigueur de ces mesures oblige les entreprises à revoir leurs priorités. La performance pure des algorithmes laisse place à une exigence de clarté. « Alors que le cadre réglementaire se précise, les entreprises doivent renforcer leur attention à la transparence, à la traçabilité et à l’auditabilité », prévient Christian Kleinerman.
Le défi technique se déplace ainsi des modèles d’IA vers l’infrastructure qui les supporte. « Pour de nombreuses organisations, le principal défi ne réside pas dans les modèles eux-mêmes, mais dans la compréhension et la gouvernance des interactions entre les systèmes d’IA, les données sensibles et les processus métiers », explique M. Kleinerman.
L’intégration native comme levier de vitesse.
Contrairement aux idées reçues, la conformité pourrait accélérer l’innovation plutôt que la ralentir, à condition d’être intégrée dès la conception (« privacy by design »). « Trouver l’équilibre entre innovation et conformité ne signifie pas ralentir, mais concevoir des systèmes dans lesquels les exigences réglementaires sont intégrées par défaut, plutôt que gérées manuellement ou ajoutées a posteriori », soutient le dirigeant.
L’avantage concurrentiel appartiendra donc à ceux qui automatiseront ces garde-fous. « Lorsque la gouvernance, la sécurité et la supervision sont natives au sein d’une plateforme, les équipes peuvent innover plus rapidement, sans avoir à recréer en permanence des garde-fous », assure Christian Kleinerman.
Sortir de la « boîte noire ».
Enfin, cette étape législative rappelle que la technologie reste un outil sous supervision humaine. L’objectif est d’éviter l’opacité souvent reprochée aux algorithmes complexes. « Le leadership en matière d’IA commence par de la transparence, une gouvernance solide et un contrôle humain, afin de garantir des systèmes explicables et d’éviter de considérer l’IA comme une boîte noire opaque », insiste l’expert.
Il conclut sur une note de responsabilité partagée : « L’IA n’est ni fondamentalement bonne ni mauvaise, elle reflète la manière dont nous choisissons de l’utiliser. La responsabilité ne s’arrête pas à la conception des modèles, elle s’étend à la préparation des individus et des institutions à une économie fondée sur l’IA ».


