BRIGNOLES : Justice – Le travail d’intérêt géné…
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BRIGNOLES : Justice – Le travail d’intérêt général au cœur d’une rencontre institutionnelle
Une rencontre réunira le 5 juin à Brignoles la sous-préfète, le procureur et les acteurs du TIG pour valoriser cette peine alternative. (147 signes)
Le travail d’intérêt général (TIG), mesure pénale alternative à l’incarcération, sera au centre des discussions ce vendredi 5 juin à Brignoles. Une rencontre organisée à la sous-préfecture rassemblera les principaux acteurs institutionnels et associatifs du département pour échanger sur les enjeux et les pratiques de ce dispositif essentiel à la réinsertion.
L’événement se tiendra à 10h00 dans la salle Erignac en présence d’Anne-Marie Vialle, sous-préfète de Brignoles, de Pierre Couttenier, procureur de la République près le Tribunal judiciaire de Draguignan, et de Delphine Deneubourg, directrice du Service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) du Var. Ils dialogueront avec les élus locaux et les partenaires qui accueillent au quotidien les personnes condamnées à cette peine.
D’une sanction à un levier d’insertion
Créé en 1983, le travail d’intérêt général a profondément évolué au fil des décennies. Conçu à l’origine comme une simple peine rétributive, il est aujourd’hui considéré comme un outil à vocation pédagogique, visant avant tout l’insertion socioprofessionnelle des personnes placées sous main de justice. Cette transformation a été consolidée par des textes récents, notamment la loi de programmation pour la justice et le projet de loi pour la confiance dans l’institution judiciaire, qui en font une mesure phare de la politique pénale.
Le TIG consiste en l’exécution d’un travail non rémunéré au profit d’une collectivité, d’un établissement public ou d’une association. Il offre au condamné une opportunité de réparer le tort causé à la société tout en acquérant de nouvelles compétences et en restaurant un lien social souvent distendu.
Le rôle clé des structures d’accueil et des tuteurs
Le succès de cette mesure repose entièrement sur l’engagement des structures partenaires du ministère de la Justice. Sans les collectivités, les associations et les entreprises qui acceptent d’accueillir des « tigistes », le dispositif ne pourrait exister. La rencontre de Brignoles vise précisément à saluer et à renforcer ce réseau indispensable.
Un hommage particulier sera rendu aux tuteurs, ces salariés ou bénévoles qui, au sein des structures d’accueil, accompagnent, encadrent et s’assurent de la bonne exécution de la peine au quotidien. Leur mission est cruciale pour guider le condamné et donner un sens à son travail. Cette matinée d’échanges leur permettra de partager leurs expériences et leurs bonnes pratiques.
Une démarche porteuse de sens pour les partenaires
Pour une structure d’accueil, s’engager dans le dispositif TIG représente une démarche citoyenne et valorisante à plusieurs titres. C’est avant tout permettre à une personne condamnée de reprendre confiance en elle et de trouver un chemin vers la réinsertion. C’est également confier au tuteur une mission humaine et enrichissante. En participant à ce programme, les partenaires contribuent activement à l’œuvre de justice, à la prévention de la récidive et à la construction d’une société plus inclusive.
Un dispositif encadré et sécurisé par l’État
Afin d’encourager les vocations, le ministère de la Justice offre un cadre sécurisant pour les structures partenaires. C’est le ministère qui reste l’employeur légal de la personne condamnée et qui assume la responsabilité en cas d’incident ou d’accident du travail. De plus, les structures d’accueil conservent une totale liberté : elles peuvent refuser une candidature si le profil ne correspond pas aux missions proposées ou mettre fin à un TIG en cours en cas de difficulté, en lien constant avec le Service pénitentiaire d’insertion et de probation.
via Presse Agence.

