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BRIGNOLES : Hameau de Montrieux, et au milieu coule une r…

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BRIGNOLES : Hameau de Montrieux, et au milieu coule une rivière

Havre de paix de l’âme au sein d’un écrin naturel et historique de 12 hectares, le Hameau de Montrieux cultive l’art de vivre, la vertu écologique et la ressource humaine en valeurs partagées.

Un tiers-lieu bucolique et atypique.

Le Hameau de Montrieux trouve au fil du temps et au gré de son organisation originale son propre rythme, comme une rivière qui coule trouve le sien, naturellement. Tranquille, sauvage à souhait, offrant un équilibre choisi d’existence. Traversé par deux cours d’eau, alimenté par quatre sources, dont une l’alimente en eau potable et facilite son autonomie, situé sur le lieu-dit de Montrieux-le-Vieux signifiant « mont aux ruisseaux », ce lieu exceptionnel est surprenant de ressources, y compris humaines. Domaine des moines Chartreux au XIIe siècle, hôtel-restaurant de référence pour le monde des lettres et des arts au XIXe, colonie de vacances et lieu de réception/restauration au XXe, il fait l’objet depuis 2021 d’un vaste projet philanthropique sociétal et environnemental.

Art de vivre

« Le but de la vie est le développement personnel. Parvenir à une parfaite réalisation de sa nature, c’est pour cela que nous sommes tous ici », écrivait à propos de lettres le dramaturge et poète Irlandais Oscar Wilde. L’art de vivre cultivé désormais dans ce hameau de verdure de 12 hectares favorise pour le moins ce grand dessein, avec sa flore et sa faune d’une grande diversité, son potager, son approche en agroécologie ou permaculture, son élevage de chèvres, sa fromagerie, sa guinguette au bord de l’eau avec sa restauration maîtrisée (circuits ultra-courts), son espace de détente et de danse, ses bâtiments « historiques » (L’Orangerie Eiffel de 1920, La Cascade, ouvrage construit sur les ruines de l’ex-hostellerie de la Chartreuse), son hôtel de 21 chambres, ses possibilités de séminaires et d’événements divers pour plusieurs centaines de convives (intérieur, extérieur), en banquets, cocktails, ses chemins de balades à pieds, à vélo, sa large programmation de loisirs, mais aussi de spectacles, ses résidences d’artistes…

Eloge de la vertu

Ces nombreuses activités déclinées dans ce tiers-lieu bucolique sont organisées par un collectif de familles et d’amis qui a – et s’est – investi dans la perspective de créer un grand laboratoire du « faire société ensemble », selon Jacques Dehouck, coordinateur, cuisinier de formation, très impliqué dans les ressources humaines du projet, qui compte parmi les 8 salariés « touche-à-tout » sur les 15 permanents de la SAS Montrieux le Hameau. Le concept est simple, « 100% des bénéfices sont réinvestis dans la structure qui met le lucratif au service du non lucratif », sachant, en outre, dans le même ordre d’idées, qu’un fonds de dotation œuvre pour faire venir des publics qui n’ont pas les moyens. Les salaires sont encadrés, la gouvernance est partagée et le modèle se veut vertueux par l’exemple, incluant bien entendu la protection environnementale.

La démarche est scientifique, sociologique, culturelle, éminemment écologique, proposant des escapades familiales en all inclusif d’un nouveau genre, ou plutôt retrouvant l’esprit d’enfance, d’antan aussi, avec des veillées musicales le soir, des moments ludiques la journée. Le prétexte à faire société cherche puis trouve ses coins de bonheur, tandis que le hameau devient havre de paix. « Nous sommes un espace hybride alors qu’il n’existe que des endroits marchands pour se rencontrer. Nous tentons autres chose », évoque avec force de conviction Jacques Dehouck, qui est aussi historien, en l’occurrence des civilisations modernes. L’association « Montrieux pour tous » chapeaute tout cela, veille à l’harmonie globale, dans la mixité de publics et l’ouverture expérimentale, essaie de le faire mieux connaître, chacun étant persuadé que tout le monde a besoin du hameau, mais qu’un tel lieu pas comme les autres a besoin pour sa part de quelques explications de texte.

Gestion partagée

Si cet écrin en cœur de Provence Verte sort du cadre, son fonctionnement aussi, fondé sur le principe de la sociocratie, système auto-organisé de gestion, collectif et partagé, reposant sur un corpus de valeurs communes définies. Pas de hiérarchie, les responsabilités sont réparties en fonction des appétences, des aptitudes, de la motivation à faire, dans l’enthousiasme et la convivialité, ce qui n’empêche pas l’efficacité. Des jeunes repérés avec France Travail ou avec l’Ecole de la 2e Chance de l’UPV bénéficient aussi dans le cadre de formations spécifiques de cette école de la vie, qui s’érige conjointement en incubateur de compétences. « Nous essayons d’écrire la meilleure histoire avec eux », affirme encore Jacques, arborant son sourire bienveillant, considérant que leur libre-arbitre fera le reste. C’est bien connu, les petits ruisseaux font les grandes rivières…

SOURCE : Var entreprises – Newsletter de mai 2024.