Skip to main content

BEAUNE : Stocker plus de carbone dans les sols, un enjeu …

Print Friendly, PDF & Email
Floriane Dumont
17 Mai 2024

Partager :

BEAUNE : Stocker plus de carbone dans les sols, un enjeu pour le climat et la viticulture

Les vins de Bourgogne lancent un dispositif pour atténuer le changement climatique.

Afin d’accompagner la filière viticole bourguignonne vers une meilleure compréhension et une meilleure maîtrise de la gestion des stocks de matière organique de ses sols à l’échelle des parcelles, le Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne (BIVB) a lancé, en 2022, le projet MOCCA (Matière Organique Changement Climatique et Atténuation).

Co-financé par le BIVB et le Conseil Départemental de Saône-et-Loire, avec le soutien du Crédit Agricole, il est coordonné conjointement par le BIVB et le Vinipole Sud Bourgogne. Programmé pour durer 3 années (2022-2025), il vise à atténuer le changement climatique par le stockage de matière organique dans les sols viticoles de Bourgogne. Ce projet s’appuie sur un instrument de mesure innovant – une tour à flux- déployé pour la première fois dans un vignoble français.
La presse sera conviée, jeudi 11 juillet à Rully, pour l’inauguration de ce dispositif.

MOCCA réunit plusieurs équipes de recherches autour de quatre actions complémentaires :

• Installation d’une tour à flux dans une parcelle expérimentale à Rully (Côte Chalonnaise) : cet instrument sera l’un des seuls au niveau mondial à mesurer plusieurs fois par seconde les flux de CO2 entrant et sortant.
Partenaire : CarbonSpaceTech
• Analyse des stocks de carbone d’un réseau d’une cinquantaine de parcelles réparties dans tout le vignoble bourguignon : évaluation des stocks de carbone des parcelles en fonction des pratiques viticoles.
Partenaires : Laboratoire Biogéosciences de l’Université de Bourgogne et Chambres départementales d’agriculture
• Calcul de l’empreinte carbone de 96 itinéraires techniques : les données accumulées permettront de créer un « simulateur » d’empreinte carbone. L’outil, dont la forme doit encore être définie, permettra à chaque exploitant de connaître l’impact de ses choix techniques (type d’entretien des sols, brûlage des sarments ou non, engrais utilisé…) sur son empreinte carbone.
Partenaire : Institut français de la vigne et du vin (IFV) Pôle Bourgogne Beaujolais Jura Savoie
• Enquête auprès d’une trentaine de viticulteurs sur leur gestion de la matière organique : cette enquête va identifier les freins et les leviers à l’évolution de pratiques.

Partenaire : Unité mixte de recherche CESAER et Unité de recherche FoAP de L’Institut Agro Dijon

La séquestration du carbone dans les sols est souvent citée comme un levier pour agir sur le changement climatique. Stocker plus de carbone dans les sols présente un intérêt pour compenser les émissions de CO2 liées à l’activité humaine face au changement climatique. Les sols sont en effet d’importants réservoirs de carbone sous la forme de matière organique.
Ce stock résulte toutefois d’interactions multiples et complexes qu’il est parfois difficile d’appréhender. A l’échelle d’un écosystème, le stock de carbone du sol évolue au cours du temps en fonction du cycle de la plante et des pratiques.

SOURCE : Service presse des vins de Bourgogne.