AVIGNON : L’inguimbertine, un musée hors-normes
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AVIGNON : L’inguimbertine, un musée hors-normes
Les grands événements d’Avignon Terre de Culture 2025, l’ouverture de l’Hôtel L’Isle de Leos à l’Isle-sur-la-Sorgue, l’exceptionnel bibliothèque-musée l’Inguimbertine à Carpentras, les belles expos qui vont nous inspirer cet été, le retour du Tour de France au Ventoux…
Il y a beaucoup de raisons de se réjouir et de s’enthousiasmer en Vaucluse en 2025 !
L’INGUIMBERTINE, UN MUSÉE HORS-NORMES
Il s’agit bien d’un musée hors-normes qui a ouvert ses portes en 2024 à Carpentras. L’Inguimbertine est en effet le lieu de tous les superlatifs, et ce par bien des aspects : l’ampleur du projet tout d’abord, porté depuis 15 ans par la Ville afin de donner à l’Hôtel-Dieu (1840) une vocation à la mesure de l’immense bâtiment historique (pas moins de 10 000 m² en surface) ; par l’étendue et la valeur des collections ensuite, pour l’essentiel léguées à la ville au XVIIIe siècle par le fondateur de ce même Hôtel-Dieu, l’évêque humaniste carpentrassien Mgr d’Inguimbert (1683-1757) ; lieu improbable aussi dans une ville de taille aussi modeste que l’ancienne capitale du Comtat Venaissin, désormais tranquille bourgade de 30 000 âmes au pied du mont Ventoux. Mais revenons 8 ans en arrière. En 2017, une première tranche de travaux avait permis de transformer une partie de l’édifice en bibliothèque-musée, un concept unique en France et fidèle au principe d’éducation aux arts de son fondateur.
Ainsi, les vastes salles lumineuses qui autrefois abritaient les malades et les indigents, accueillent aujourd’hui leurs lecteurs entre toiles de maitres et objets d’art. La partie muséale est achevée en avril 2024, permettant l’accès aux collections permanentes et aux expositions temporaires sur les 1800m² du 1er étage. Trois galeries s’y succèdent : La galerie historique tout d’abord présente le Comtat Venaissin. Car si l’illustre lignée papale de la ville d’Avignon s’affiche sans retenue grâce à l’imposante silhouette de son palais, l’existence de ce petit état pontifical de 1274 à 1791 est en revanche bien moins connue.
Au travers d’objets archéologiques, d’anciennes cartes ou d’illustrations, on est plongés ici dans l’histoire de ce territoire sous influence italienne, dont Carpentras fut la capitale, et où une large communauté juive trouva refuge suite à leur expulsion du Royaume de France. La galerie des cabinets d’étude ensuite constitue le cœur de l’exposition permanente. Dans une scénographie conçue comme une expérience immersive, on se retrouve successivement dans trois cabinets de savants humanistes des XVIII et XIXe siècles, dont celui de Mgr d’Inguimbert. Les chefs-d’œuvre du patrimoine écrit y seront exposés par rotation : manuscrits médiévaux, les registres de Peiresc, dernier savant universel, des incunables, dont L’Inguimbertine détient le plus grand nombre en France, de beaux livres enluminés… Des dispositifs interactifs permettent de feuilleter virtuellement ces fonds. La galerie des beaux-arts enfin présente les acquisitions réalisées après d’Inguimbert. On y trouve des figures de premier plan des XVIII et XIXe siècles, dont le paysagiste néo-classique Joseph-Xavier Bidauld, l’éclectique Jules Laurens, connu pour ces tableaux orientalistes et ses paysages du Comtat Venaissin, ou Joseph-Siffred Duplessis, portraitiste de la cour de Louis XVI et à qui sera dédiée l’exposition temporaire 2025
SOURCE : Les Provençales Vaucluse Provence.

