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AVIGNON : Festival Off – « La théorie des fragments » explore l’histoire complexe d’un « malgré-nous »

Présentée au Théâtre du Train Bleu, la pièce « La théorie des fragments » plonge dans la mémoire d’un Alsacien enrôlé de force dans l’armée nazie.

Le Festival Off d’Avignon 2026 accueillera, du 4 au 23 juillet, la pièce « La théorie des fragments » au Théâtre du Train Bleu. Portée par la compagnie Combats Absurdes, cette création mêle enquête familiale, théâtre de récit et musique live pour interroger les zones grises de l’Histoire et notre rapport à la mémoire.

Un héritage familial au cœur du récit

Le point de départ du spectacle est une histoire intime : celle de Charles Loos, Alsacien incorporé de force dans l’armée allemande, mort sur le front russe en 1944.

Des décennies plus tard, son petit-neveu, l’auteur et comédien Matthieu Loos, hérite d’archives familiales :

Des photos, des lettres, des carnets. Ces fragments d’une vie deviennent la matière première d’une enquête théâtrale qui cherche à reconstituer un parcours individuel broyé par la grande Histoire.

La pièce explore la complexité des territoires-frontières comme l’Alsace, marquée par des basculements politiques successifs qui ont façonné des identités mouvantes et parfois contradictoires. Elle pose une question universelle : comment raconter une réalité complexe sans la trahir ou la simplifier ?

Dépasser les récits binaires

Le spectacle refuse les jugements hâtifs et les classifications réductrices. Il s’attache à montrer la complexité d’un destin plutôt qu’à le définir par des mots comme « héros » ou « traître ». Cette démarche est au cœur du projet, comme le souligne Matthieu Loos.

« Dire “héros” ou “traître”, c’est déjà simplifier. Ce spectacle est une tentative de préserver la complexité du réel », explique l’auteur et co-metteur en scène.

Cette volonté de ne pas trancher mais d’ouvrir un espace de réflexion est le fil rouge de la pièce, qui interroge ce que ces histoires produisent encore aujourd’hui dans les familles et dans notre rapport collectif à la guerre et à la paix.

« – Charles, as-tu porté la Croix Gammée ?

– Oui, elle était cousue sur mon uniforme.

– Et tu as crié “Heil Hilter” ?

– Oui, chaque jour lorsque j’entrais en classe…

– Heil Hitler ?

– Oui. T’inquiète pas… c’est complexe », peut-on lire dans un extrait du texte.

Un dispositif scénique épuré et musical

La mise en scène, co-signée par Arthur Fourcade et Matthieu Loos, opte pour un dispositif simple et frontal. Sur scène, quatre comédiens (Julie Doyelle, Matthieu Loos, Philippe Rasse, Marc Schweyer) et un musicien, Mats Karlsson, s’adressent directement au public. Le sol, recouvert d’une grande toile peinte conçue par le scénographe Rodrigue Glombard, évolue au fil du récit, devenant tour à tour paysage, archive ou surface de projection mentale.

La musique, composée et interprétée en direct, joue un rôle central. Elle agit comme un fil sensible entre les fragments du récit, soulignant les tensions et ouvrant des espaces poétiques. Cette esthétique épurée met en valeur le texte, la parole et le jeu des interprètes.

Informations pratiques

Le spectacle « La théorie des fragments » sera joué au Théâtre du Train Bleu (Espace Étoile) du 4 au 23 juillet 2026, tous les jours à 15h55, avec une relâche les dimanches. La durée est de 2h05, navette comprise. Le spectacle est accessible à partir de 12 ans.

Pour plus d’informations, le public peut consulter la page du spectacle sur le site du théâtre :

https://theatredutrainbleu.fr/festival-2026/la-theorie-des-fragments/

Un teaser est également disponible :

https://vimeo.com/847952148

La compagnie Combats Absurdes, productrice du spectacle, présente ses travaux sur son site :

https://www.combatsabsurdes.com

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).