ARLES : Photojournalisme – The VII Foundation muscle…
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ARLES : Photojournalisme – The VII Foundation muscle son jeu pour défendre la liberté de la presse
Face à la répression mondiale, The VII Foundation déploie une offensive majeure avec de nouveaux programmes d’élite et célèbre ses champions de l’image pour reconquérir la vérité.
Le coup d’envoi est donné et l’enjeu n’a jamais été aussi vital. Dans un contexte international où la liberté de la presse encaisse des chocs brutaux, The VII Foundation, basée à Arles, refuse de rester sur la touche. Gary Knight, véritable capitaine de cette formation dédiée au journalisme visuel, monte au créneau pour dénoncer une situation explosive. Des rues de New York aux zones de conflit en Asie, les photoreporters jouent désormais leur peau sur un terrain miné par la violence d’État et la censure.
Un terrain de jeu mondial sous haute tension
L’action se durcit sur tous les fronts. Aux États-Unis, la défense démocratique vacille. Les images rapportées par Ashley Gilbertson lors des manifestations anti-ICE à Manhattan le 11 juin 2025 montrent une intensité digne des terrains les plus hostiles : paramilitaires armés jusqu’aux dents, gilets pare-balles et fusils d’assaut. Ce qui ressemblait autrefois à des scènes lointaines d’Iran ou du Myanmar débarque désormais à domicile.
Mais la résistance s’organise avec une détermination féroce. Au Bangladesh, le photographe Mosfiqur Rahman Johan a réalisé une performance magistrale avec son projet « Memories of Disappearance ». Exposé au Chobi Mela de Dhaka, son travail documente les disparitions forcées et tacle violemment l’impunité du régime. C’est une victoire pour la mémoire collective, prouvant que même face à une défense adverse brutale, l’image reste une arme de contre-attaque redoutable.
Le centre de formation recrute ses futurs champions
Pour gagner ce match contre l’obscurantisme, il faut entraîner la relève. The VII Foundation lance une phase de recrutement intensive avec le « VII Foundation Film Lab ». Ce programme gratuit vise les cinéastes des communautés sous-représentées. Attention, le coup de sifflet final pour les inscriptions est imminent : c’est aujourd’hui le dernier jour pour tenter sa chance et intégrer ce stage d’élite qui se conclura par une semaine intensive sur le campus d’Arles.
En parallèle, les « Foundry Photojournalism Workshops 2026 » ouvrent leurs portes pour une 18ème saison. Avec des cours dispensés en douze langues, c’est un véritable camp d’entraînement mondial qui se prépare pour mai 2026. La date limite pour rejoindre l’équipe est fixée au 15 février.
Des trophées et des médailles pour les MVP
Dans cette compétition acharnée pour la vérité, certains athlètes de l’image se détachent. Ziyah Gafić, directeur de la fondation à Sarajevo, décroche l’or : il a été nommé Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres par la France, une consécration pour son engagement sans faille.
La jeune garde n’est pas en reste. Tatsiana Chypsanava remporte la bourse « Vital Impacts Fellowship 2026 » pour son travail de fond sur le peuple Tūhoe. De leur côté, Mumin Gul et Shubhadeep Mukherjee s’imposent avec la bourse étudiante W. Eugene Smith, prouvant que la relève est prête à reprendre le flambeau.
Le mental, clé de la performance
Mais le sport de haut niveau laisse des traces. Anthony Feinstein signe une analyse percutante sur la « blessure morale » dans le dernier numéro de *Dispatches* , en lien avec le documentaire « The Stringer ». Comme des athlètes blessés dans l’action, les journalistes doivent gérer le trauma de ce qu’ils ne peuvent empêcher.
Enfin, ne manquez pas le prochain grand rendez-vous tactique : une conférence en ligne le 12 février avec Nicolò Filippo Rosso. Il y disséquera le système d’immigration américain, une immersion au cœur de la mêlée judiciaire et humaine.