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ARLES : Photojournalisme – La Fondation VII dévoile sa nouvelle promotion de mentorés

La Fondation VII annonce les six photojournalistes internationaux qui composent la promotion 2026-2027 de son prestigieux programme de mentorat.

La Fondation VII, organisation à but non lucratif basée à Arles et dédiée à la formation des photojournalistes, a levé le voile sur la nouvelle promotion de son programme emblématique, le VII Mentor Program. Pour la période 2026-2027, six talents émergents, issus de zones de conflit ou de communautés sous-représentées, bénéficieront d’un accompagnement personnalisé par des photographes de renommée internationale.

Créé à l’origine par les photographes de l’agence VII Photo, ce programme a pour mission de transmettre le savoir-faire de professionnels aguerris à la nouvelle génération, leur offrant un avantage décisif dans leur carrière. La sélection de cette année a été particulièrement disputée, face à un nombre record de candidatures. En complément de la sélection principale, la fondation s’est associée au Ian Parry Grant pour intégrer son lauréat, Omar Ashtwy, qui sera suivi par Ali Arkady, lui-même ancien mentoré du programme.

Une promotion internationale engagée sur le terrain

Les six photojournalistes sélectionnés pour cette nouvelle promotion se distinguent par leur travail profondément ancré dans des réalités complexes et souvent périlleuses.

La promotion 2026-2027 est composée de :

Omar Ashtwy (Palestine), lauréat du Ian Parry Grant.

Svet Jacqueline (Ukraine)

Ali Khara (Iran)

Maroussia Mbaye (Sénégal)

Mosfiqur Rahman Johan (Bangladesh)

Tanya Sharapova (Allemagne)

Ils seront encadrés par un groupe de mentors reconnus, incluant Ali Arkady, Anush Babajanyan, Philip Blenkinsop, Rena Effendi, Ed Kashi et Finbarr O’Reilly. Le choix des lauréats reflète l’engagement de la fondation à soutenir des journalistes qui racontent les histoires de leurs propres communautés, qu’elles proviennent de petites enclaves ou de grandes métropoles.

Des regards ancrés dans les zones de conflit et de tension

Le travail des nouveaux mentorés témoigne d’un engagement sans faille sur les terrains les plus difficiles. Le Palestinien Omar Ashtwy documente les effets persistants de la guerre dans la bande de Gaza. Svet Jacqueline, basée en Ukraine, s’attache à capturer non seulement les aspects visibles de la vie en temps de guerre, mais aussi le ressenti profond de la survie. L’Iranien Ali Khara couvre les conflits au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, tandis que la photographe ouest-africaine Maroussia Mbaye construit des projets au long cours mêlant images, enregistrements et recherches approfondies.

De son côté, Tanya Sharapova explore la division en Moldavie le long du Dniestr, une région sous tension entre l’influence russe et les aspirations européennes. Enfin, Mosfiqur Rahman Johan incarne la volonté de transformer le plaidoyer en action politique à travers son travail avec l’initiative De-Cage, qui documente les disparitions forcées, la torture et les erreurs judiciaires au Bangladesh.

Un outil pour la dignité et la résistance

La motivation des participants est au cœur de l’esprit du programme, comme en témoigne la photographe sénégalaise Maroussia Mbaye pour expliquer sa candidature. Son approche illustre la vision partagée par cette nouvelle promotion.

« Je veux redonner. Les communautés où je vis et travaille – en Afrique de l’Ouest, en Afrique du Nord et au Sahel – regorgent d’histoires urgentes et inédites… Finalement, je veux rejoindre le VII Mentor Program parce qu’il correspond à ma conviction que la photographie est un outil de dignité, de préservation culturelle et de résistance », explique Maroussia Mbaye.

Autres actualités de la Fondation

Parallèlement à cette annonce, la Fondation VII poursuit ses multiples missions. Elle rappelle que les candidatures pour le programme Dispatches in Exile – Goldziher Fellowship (https://sptr.eomail5.com/f/a/d0H3N1Q0imVl7H_xl6CNgg~~/AAAHURA~/7dWBrGrUsxd0iCqns-Z29GlXRM_V3o6tud2z8K-is3rd4ymUMjdW9fzGMX0lfaYfbLoe2PZvAWhHkAV6WOrjYloVVeuOotZpM015fzzGQT9tzlyo3AwpyzbvKQ7s3V9qJXlyy3Dc93pJCJQEgQkjtQ5cZ_rY1SgEWAcOuPdCq9FldYORTqqo8yVtFnDeWD6XqlDylPcUS1XEmxGSx5mkKBZrJmbAbMWjhIRpo3VYh0Q~), un mentorat rémunéré de quatre mois destiné aux journalistes palestiniens vivant hors de Palestine, sont ouvertes jusqu’au lundi 6 avril 2026.

La fondation a également publié son rapport annuel 2025 (https://sptr.eomail5.com/f/a/e8pIGYckKEFRBjpIFw8VBg~~/AAAHURA~/x2tYQWmmpGeSLPd9_6JTKfFvoBeZwV_L7TvbVxpN_FyHHWlO_Yw7wLMyh-B2RQezKBQkZ1y-_ibIHIr0KQMyRvO3_3zVNC0yCSJ5Tqi1rJ9tizWAaw8kYfYvoIrgJXGGQItmXtYpeE1t2fEh0GQ18STzaBFCcAExEByKomqvPKxLNJzA-nrOXBIp4sftAV9qjlfBDLnEDotUsrt6uUBHikM_IkUOUFjlAxQEUrjDK0D62l50u7_qjsWDUix3CEMe), qui revient sur ses actions de formation gratuite auprès de plus de 1 300 journalistes dans plus de 100 pays.

Enfin, plusieurs expositions se tiennent jusqu’au 17 mai 2026 au Musée d’art contemporain de la Republika Srpska à Banja Luka, en Bosnie-Herzégovine, et la fondation sera présente au Festival de la Camargue en mai prochain.