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AIX-EN-PROVENCE : Société – Le blues post-vacances s’impose comme un véritable phénomène de société
Une étude OpinionWay pour Homair révèle que près de trois Français sur quatre ont peiné à reprendre le rythme après la parenthèse des fêtes.
Alors que la mi-janvier marque le retour définitif à la routine pour l’ensemble des actifs et des scolaires, la reprise s’est avérée particulièrement ardue cette année. Selon une enquête publiée début janvier par le leader de l’hôtellerie de plein air Homair, le « blues post-vacances » n’est plus un mythe mais une réalité massive touchant 72 % de la population, et jusqu’à 84 % des familles avec enfants.
Un rejet de la routine et des contraintes
Ce mal-être, loin d’être anecdotique, traduit un fossé grandissant entre le mode de vie estival ou festif et le quotidien professionnel. Pour 52 % des sondés, le retour s’apparente à un « choc de reprise » face au stress habituel. Ce qui manque le plus aux Français n’est pas le farniente, mais un état d’esprit : 43 % regrettent le temps passé dehors et la liberté des sorties spontanées. Le sociologue Ronan Chastellier, associé à l’étude, analyse cette tendance : « Le fait que les Français n’aient pas envie de rentrer de vacances est révélateur d’un besoin de déconnexion et de la difficulté à réintégrer la vie normale après une parenthèse de détente ». Il évoque également un « effet de contexte » lié à une actualité souvent anxiogène, incitant au repli dans la bulle des congés.
Les jeunes générations retardent l’échéance
Le phénomène se traduit par des comportements concrets, voire une forme de résistance. L’étude indique qu’un Français sur quatre (25 %) a déjà volontairement retardé son retour de vacances. Cette pratique est particulièrement marquée chez les jeunes adultes : 49 % des 18-24 ans et 45 % des 25-34 ans ont déjà repoussé l’heure du départ. Les raisons invoquées dépassent la simple météo. Si 28 % admettent être influencés par un dernier rayon de soleil, 46 % cherchent avant tout à prolonger les moments de sociabilité avec leurs proches ou les rencontres faites sur place.
La matérialisation logistique du blues
Le spleen du retour n’est pas uniquement psychologique, il est aussi logistique. La reprise des routines domestiques (courses, repas) affecte 64 % des répondants. Les transports bondés et les embouteillages (33 %) ainsi que la gestion des finances après les excès des fêtes (27 %) complètent ce tableau de la « vie normale » jugée trop brutale. Pour 19 % des sondés, principalement les jeunes actifs, la saturation de la boîte mail matérialise immédiatement la pression professionnelle.
Une campagne publicitaire en écho
Saisissant cet « insight » consommateur, le groupe Homair a lancé le 25 décembre dernier une campagne de communication prenant le contre-pied des discours habituels. Intitulée « Ça va être dur de rentrer à la maison », elle met en scène la nostalgie de la fin de séjour plutôt que l’excitation du départ.
« Plus les vacances sont réussies, plus le retour à la maison s’annonce difficile », commente Quentin Schaepelynck, Directeur Général des campings Homair.
Pour l’enseigne aixoise, ce blues est paradoxalement un indicateur de performance : il valide la qualité de l’expérience vécue et la déconnexion réussie.
Via Presse Agence.