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AIX EN PROVENCE : Protoxyde d’azote au volant – Un baromètre alarmant et une solution de dépistage émergent
Une enquête Ipsos pour la Macif alerte sur la conduite sous protoxyde d’azote, un fléau pour lequel une solution de détection française existe déjà.
La consommation de protoxyde d’azote au volant, ou « gaz hilarant », n’est plus un phénomène marginal.
Un baromètre Ipsos pour la Macif, dévoilé le 19 juin dernier, met en lumière une réalité inquiétante :
Plus d’un jeune sur dix (12 %) déclare en avoir déjà consommé. Parmi les usagers réguliers, 43 % admettent avoir pris le volant après en avoir inhalé, et un quart d’entre eux rapportent avoir été impliqués dans un accident de la route (voiture, vélo ou trottinette) sous l’emprise du produit.
Ces données alarmantes corroborent le projet de loi gouvernemental contre la délinquance, qui prévoit la création d’un délit spécifique pour la conduite sous l’emprise de ce gaz.
Cependant, une question majeure demeure :
Comment constater l’infraction sur le terrain sans outil de dépistage ? Une réponse pourrait venir d’Aix-en-Provence, où la société Olythe a mis au point un dispositif dédié, OCIN₂O.
Des chiffres qui confirment une urgence sécuritaire
L’enquête, menée en ligne du 23 avril au 15 mai 2026 auprès de 3 500 jeunes âgés de 16 à 30 ans, établit un lien direct entre la consommation de protoxyde d’azote et la prise de risque routier. La moitié des consommateurs réguliers reconnaissent avoir subi au moins une perte de contrôle suite à une inhalation, tandis qu’un quart fait état d’un accident.
« Il y a une véritable perte de contrôle avec ce produit », confirme Marie-Pierre Janvrin, responsable de la prévention à la Macif, sur France Inter.
Ce constat fait écho aux chiffres de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), qui a recensé 3 260 décès sur les routes en 2025 (+2,1 % par rapport à 2024), identifiant le protoxyde d’azote comme l’un des facteurs aggravants. Une étude de l’association 40 millions d’automobilistes a également démontré que ce gaz multiplie par trois le temps de réaction, provoquant vertiges, désorientation et perte de réflexes, sans qu’aucune trace ne soit détectable lors d’un contrôle classique.
Le baromètre révèle un paradoxe :
Si 80 % des jeunes sont conscients des risques, 32 % des consommateurs jugent une consommation occasionnelle sans danger.
OCIN₂O : la réponse technologique aixoise
Pour combler ce vide juridique et technique, la société française Olythe a développé OCIN₂O, un analyseur d’air expiré fonctionnant sur le même principe qu’un éthylotest. Grâce à une technologie de spectroscopie infrarouge non dispersive (NDIR), son capteur cible spécifiquement la molécule de N₂O. Il permet une détection en une minute, et ce jusqu’à quatre heures après l’inhalation.
L’analyse de l’air expiré offre une méthode non invasive et des résultats immédiats, parfaitement adaptée aux contrôles routiers.
« C’est un échantillon simple à prélever, facile à utiliser pour les forces de l’ordre, et surtout adapté à une substance qui disparaît vite de l’organisme », explique Guillaume Nesa, d’Olythe.
Compact et portable, l’appareil a été conçu pour un usage opérationnel sur le terrain.
Un dépistage scientifiquement fondé
Contrairement à une idée répandue, le protoxyde d’azote est bien détectable après consommation. La littérature scientifique confirme que le N₂O peut être mesuré dans l’air expiré et dans le sang. Une étude publiée en 2025 dans Forensic Science International (Jiménez et al.) a montré que le gaz reste mesurable dans l’air expiré jusqu’à 90 minutes post-inhalation. Ces données sont corroborées par les résultats préliminaires d’une nouvelle étude de l’Université d’Aarhus au Danemark, qui étend cette fenêtre de détection jusqu’à quatre heures. La solution d’Olythe a d’ailleurs déjà fait l’objet de tests concluants auprès de forces de l’ordre en Belgique et au Danemark.
L’étude de l’Université d’Aarhus est accessible en ligne (https://medialib.cmcdn.dk/medialibrary/7E92E211-8D99-494B-8606-F682BF9BF2EE/99692B9F-AF07-476A-854C-76DBF7B5C252.pdf).
Rendre la future loi enfin applicable
Le projet de loi créant un délit de conduite sous emprise de protoxyde d’azote pourrait se révéler difficile à appliquer sans un outil de dépistage officiellement reconnu. Pour Olythe, l’enjeu est d’assurer la cohérence entre la législation et les moyens de contrôle.
« Rendre délictueuse la conduite sous protoxyde d’azote serait un grand pas en avant. Mais sans outil de dépistage reconnu, on laisse les forces de l’ordre démunies face à un quart de jeunes qui ont déjà eu un accident sous emprise », souligne Guillaume Nesa.
La question n’est donc plus seulement de légiférer, mais bien de donner aux forces de l’ordre les moyens concrets de faire respecter la loi pour lutter contre ce fléau routier.
À propos d’Olythe
Fondée en 2013, Olythe est une entreprise française innovante, basée à Aix-en-Provence et spécialisée dans l’analyse de l’air expiré. Elle conçoit et fabrique en France des solutions de détection de gaz.
Pionnière de la spectroscopie infrarouge miniaturisée, Olythe a développé la technologie brevetée OCIEngine, intégrée à son éthylotest connecté OCIGO. Sa dernière innovation, OCIN₂O, dédiée à la détection du protoxyde d’azote, a été récompensée en 2026 par la Médaille d’Or du Concours Lépine (Prix du Ministère de l’Intérieur) et le Prix de l’OMPI.
Olythe accompagne ses clients avec des solutions sur mesure et une technologie de pointe au service de la sécurité et de la santé. Plus d’informations sont disponibles sur le site www.olythe.io.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

