PARIS : Loi « Urgence agricole » – Les grossistes ali…
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PARIS : Loi « Urgence agricole » – Les grossistes alimentaires veulent sanctuariser leur statut
À l’approche de l’examen du projet de loi « Urgence agricole », la CGF Alimentaire demande la reconnaissance du rôle pivot des grossistes.
Alors que le Sénat s’apprête à examiner en séance publique le projet de loi « Urgence agricole » à partir du 29 juin prochain, une nouvelle voix entend peser dans le débat : CGF Alimentaire. Lancée le 17 juin, cette nouvelle entité de la Confédération des Grossistes de France (CGF), qui regroupe 11 fédérations professionnelles, 6 000 entreprises et près de 150 000 salariés, appelle à une pleine reconnaissance du rôle des grossistes dans la chaîne de la souveraineté alimentaire française. Elle insiste sur la nécessité d’intégrer les enjeux de logistique et de débouchés dès la conception des politiques agricoles.
Préserver un statut spécifique dans les négociations commerciales
Le premier cheval de bataille de la CGF Alimentaire est de s’assurer que ses membres ne deviennent pas les « dommages collatéraux » des dispositifs législatifs visant à rééquilibrer les rapports de force entre producteurs, industriels et grande distribution. L’organisation plaide ainsi pour le maintien de la définition juridique actuelle du grossiste et des dispositions spécifiques qui encadrent ses relations commerciales. Selon elle, cette stabilité est un gage de lisibilité et de sécurité juridique indispensable.
Le pôle soutient également les clarifications apportées par la commission des Affaires économiques du Sénat, qui visent à s’assurer que le dispositif d’encadrement de la fin des relations commerciales en cas de désaccord au 1er mars s’applique bien aux seuls acteurs pour lesquels il a été conçu, à savoir la grande distribution dans ses rapports avec l’industrie agroalimentaire.
Restauration collective : un débat sur les moyens, pas sur les objectifs
Assurant 90 % de l’approvisionnement de la restauration collective en France, les grossistes sont aux premières loges pour observer les difficultés du secteur. Pour CGF Alimentaire, le problème ne vient pas d’une défaillance de la chaîne d’approvisionnement mais d’une « insuffisance des moyens budgétaires alloués à la restauration collective publique ». L’organisation estime que les ambitions fixées par la loi EGAlim en matière de produits de qualité et durables ne peuvent être atteintes sans un financement adéquat. Elle souhaite que le projet de loi ouvre un débat sur les moyens financiers plutôt que de s’engager dans une « surenchère d’objectifs ».
Transparence : éviter une nouvelle surcharge réglementaire
CGF Alimentaire se positionne fermement contre une mesure, initialement prévue à l’article 4 du projet de loi, qui aurait imposé aux grossistes une obligation de déclarer la part de leurs achats de produits durables et de qualité à partir de 2030. Bien que cette disposition ait été supprimée en commission, l’organisation reste vigilante. Elle estime qu’une telle contrainte administrative, lourde pour les TPE-PME, serait inefficace car les grossistes ne déterminent pas la demande finale mais répondent aux besoins de leurs clients.
L’organisation appelle donc à ce que les obligations de transparence pèsent uniquement sur les acteurs en bout de chaîne, qui sont au contact du consommateur et disposent des leviers pour influencer la consommation. Elle rappelle par ailleurs que des outils de traçabilité efficaces (bons de livraison, factures, fiches techniques) existent déjà et permettent d’assurer l’information sur l’origine des produits.
Un nouvel interlocuteur pour les filières agricoles et alimentaires
La création de CGF Alimentaire vise à renforcer la visibilité et l’influence du commerce de gros dans le débat public. Présidé par Olivier Feno-Feydel (UNCGFL, fruits et légumes) avec Stéphane Maurin (Distriboissons) à la vice-présidence, le pôle veut être associé aux réflexions sur l’avenir des filières.
« Produire davantage ou autrement n’a de sens que si les filières ont la capacité d’acheminer, de valoriser et de commercialiser ces productions dans des conditions économiquement viables. Les grossistes alimentaires constituent le maillon opérationnel qui relie l’amont productif aux professionnels au contact du consommateur », souligne Olivier Feno-Feydel, président de la CGF Alimentaire.
« Compte-tenu de notre double rôle structurant et logistique au sein des filières, nous souhaitons être pleinement associés aux projets d’avenir agricole », conclut-il.
À propos de la Confédération des Grossistes de France (CGF)
La CGF est l’organisation professionnelle représentative de l’ensemble du commerce de gros. À travers l’union de 30 fédérations, elle représente un secteur de 160 000 entreprises, dont 20 000 grands groupes, ETI et PME, qui emploient près d’un million de salariés sur tout le territoire. Pour plus d’informations : https://www.cgf-grossistes.fr/
À propos de CGF Alimentaire
Le pôle alimentaire de la CGF rassemble 11 fédérations représentant les marchés de gros et les grossistes en fruits et légumes, viande, produits avicoles, boissons, confiserie et fleurs. Il représente 6 000 entreprises et 150 000 salariés jouant un rôle essentiel dans la sécurité alimentaire et l’approvisionnement des territoires.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

