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PARIS : Politique familiale – Le congé de naissance entre en vigueur, une « avancée majeure » sous surveillance
Dès le 1er juillet 2026, un nouveau congé de naissance est instauré, une mesure saluée par Familles de France qui reste vigilante sur son application.
À compter du 1er juillet 2026, le paysage des droits familiaux en France évolue avec l’entrée en vigueur du congé supplémentaire de naissance. Cette nouvelle disposition, attendue de longue date, est saluée par l’association Familles de France comme une « véritable avancée pour les parents » et une reconnaissance de l’importance des premiers mois de l’enfant. La mesure vise à permettre une meilleure conciliation entre vie familiale et vie professionnelle.
Une reconnaissance du rôle parental
Selon l’association, cette réforme marque un tournant dans la perception de l’accueil d’un enfant au sein de la société et du monde du travail. Elle répond à une forte attente des familles qui souhaitent disposer de plus de temps après une naissance ou une adoption.
« Accueillir un enfant ne doit pas être vécu comme une contrainte professionnelle, mais comme un temps essentiel pour construire les premiers liens familiaux, favoriser le développement de l’enfant et soutenir l’équilibre des parents », souligne Familles de France dans son communiqué.
Un nouveau droit : modalités et indemnisation
Détaillé par les services de l’information légale et administrative, ce nouveau congé s’ajoute, sans les remplacer, aux congés de maternité, de paternité et d’adoption existants. Il est ouvert aux deux parents salariés, qui doivent avoir pris leurs congés initiaux au préalable.
Chaque parent pourra bénéficier, à son choix, de un ou deux mois de congé, qui pourront être pris simultanément ou en alternance. Le dispositif offre également la flexibilité de fractionner ce temps en deux périodes non consécutives d’un mois chacune. Une clause de rétroactivité permet aux parents d’enfants nés ou adoptés depuis le 1er janvier 2026 de bénéficier de ce droit dès juillet, sous réserve de respecter un délai de prévenance d’un mois auprès de l’employeur. Pour les naissances à partir du 1er juillet 2026, le congé devra être pris dans les neuf mois suivant l’arrivée de l’enfant.
Pendant cette période, le contrat de travail est suspendu. L’indemnisation, versée par la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) ou la MSA, est dégressive : elle s’élève à 70 % du salaire net le premier mois, puis à 60 % le second mois. Le montant est plafonné au plafond mensuel de la sécurité sociale, soit un maximum de 4 005 €.
Des points de vigilance pour une application universelle
Si Familles de France se réjouit de cette mesure, l’association annonce qu’elle restera particulièrement attentive à sa mise en œuvre concrète. L’objectif est de garantir que le plus grand nombre de familles puisse en bénéficier, sans discrimination liée au statut, au revenu ou à la situation familiale.
Plusieurs aspects feront l’objet d’un suivi rigoureux :
– L’accès au congé pour les demandeurs d’emploi et les salariés aux parcours professionnels discontinus.
– Le niveau d’indemnisation, qui ne doit pas représenter un frein pour les foyers les plus modestes.
– La prise en compte des situations particulières comme les naissances multiples, les enfants en situation de handicap ou hospitalisés.
– L’articulation avec les modes d’accueil de la petite enfance, afin que les familles ne soient pas pénalisées dans leurs choix.
Un investissement pour l’avenir
Pour l’association, cette réforme est une première étape cruciale qui doit être rapidement évaluée pour d’éventuels ajustements. Elle la considère non comme une dépense, mais comme un « investissement pour toute la société ». En accordant du temps aux parents, le dispositif vise à favoriser l’attachement, prévenir les difficultés familiales et, à terme, investir dans l’avenir.
Familles de France s’engage à poursuivre son dialogue avec les pouvoirs publics pour que cette mesure atteigne pleinement ses objectifs d’universalité, de justice et de prévention.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).


