PARIS : Santé des expatriés – Le coût élevé des soins…
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PARIS : Santé des expatriés – Le coût élevé des soins pousse un quart d’entre eux à y renoncer
Une étude de la CFE révèle que le coût de la santé à l’étranger contraint de nombreux expatriés, pourtant couverts, à renoncer aux soins.
Le Baromètre Santé 2026, réalisé par Expat Communication avec la Caisse des Français de l’Etranger (CFE) auprès de 6 231 expatriés dans 80 pays, dresse un tableau contrasté de leur réalité sanitaire. Si la majorité d’entre eux bénéficie d’une couverture santé et juge la qualité des soins satisfaisante, l’étude met en lumière une pression financière et psychologique grandissante, qui mène à une situation préoccupante : le renoncement aux soins.




Une qualité de soins appréciée mais une confiance inégale
Globalement, les expatriés français évaluent positivement les prestations médicales à l’étranger. La compétence des médecins obtient une note de 7,2 sur 10 et la qualité des équipements 7,1. Au total, 67 % des sondés estiment la qualité des soins équivalente ou meilleure qu’en France. Cette perception s’appuie sur la rapidité d’accès aux consultations, la disponibilité des praticiens et la modernité des infrastructures, notamment dans le secteur privé.
Singapour, la Thaïlande et les Émirats arabes unis se distinguent comme les destinations où les soins sont perçus comme les meilleurs. À l’inverse, le Gabon, Madagascar et le Cambodge enregistrent les scores les plus bas. Cependant, cette satisfaction est souvent tempérée par une méfiance envers des systèmes de santé jugés trop mercantiles, avec une tendance à la surprescription et un fossé entre un secteur privé performant et un secteur public parfois défaillant.
Un filet de sécurité indispensable mais à compléter
La quasi-totalité des expatriés (93 %) déclarent être couverts par une assurance santé. La CFE apparaît comme un pilier de ce système : 73 % y ont recours, le plus souvent en complément d’une autre assurance. Elle est perçue comme le socle de référence pour maintenir un lien avec le système français et se prémunir contre les risques lourds.
Cependant, cette couverture de base est jugée insuffisante seule.
« Il faut mettre ceci en perspective en faisant le parallèle avec la Sécurité Sociale pour ceux vivant et travaillant en France. Ce service seul est aussi insuffisant et doit être complété par des assurances, mutuelles, ou encore complémentaires pour obtenir un niveau de prise en charge et de remboursement en adéquation avec les attentes des souscripteurs », rappelle Rachida Kaci, Directrice du Développement, du Marketing et de la Communication de la CFE.
L’étude pointe par ailleurs un manque de lisibilité des contrats, notamment sur les garanties de rapatriement, dont le niveau de compréhension n’atteint que 4,7 sur 10.
Le coût, principale source d’anxiété et de renoncement
L’enseignement majeur de ce baromètre est l’impact du coût de la santé. Pour 51 % des expatriés, les soins sont plus chers que dans leur pays d’origine, et ce sujet est une source d’inquiétude pour 41 % d’entre eux. Cette pression financière est concrète : 56 % des répondants déboursent plus de 200 euros par mois pour leur couverture, une charge assumée à 71 % par eux-mêmes, pesant lourdement sur les indépendants et les retraités.
Les États-Unis, Singapour et la Suisse forment le trio de tête des pays où les soins sont perçus comme les plus onéreux. Cette charge financière a une conséquence directe et alarmante : 26 % des expatriés ont déjà renoncé à des soins nécessaires et 40 % les ont reportés. Les motifs principaux sont un remboursement jugé insuffisant (51 %) et un coût direct trop élevé (48 %).
La santé mentale, l’angle mort de la protection sociale
Enfin, l’enquête révèle un besoin criant de soutien psychologique. Bien que la majorité des expatriés ne remettent pas en cause leur projet de vie à l’étranger, 12 % constatent une dégradation de leur bien-être psychologique. Le stress administratif et l’anxiété liée à la gestion de la santé sont les principaux facteurs de friction.
Pourtant, l’offre de soutien reste très limitée : seuls 11 % des sondés déclarent avoir accès à un dispositif d’accompagnement psychologique, tandis que 40 % en ressentent le besoin sans y avoir accès. Cette situation souligne un déficit structurel dans la prise en compte de la santé mentale dans les contrats d’assurance expatriés.
À propos de la Caisse des Français de l’étranger (CFE)
Créée en 1978, la Caisse des Français de l’Etranger (CFE) est un organisme de Sécurité sociale dédié aux Français vivant hors de France. Elle leur permet, sur adhésion volontaire, de conserver une protection sociale équivalente à celle du régime général français.
La CFE propose une couverture sur mesure pour les risques maladie-maternité-invalidité, accidents du travail-maladies professionnelles et vieillesse (retraite de base de la Sécurité sociale). Elle assure une continuité des droits au départ et au retour en France, et prend en charge les soins lors de séjours temporaires dans l’Hexagone.
Pour plus d’informations : https://www.cfe.fr/
L’étude et les infographies sont disponibles au téléchargement sur : https://drive.google.com/drive/folders/1Xjt78tiLQI8gXFFh6xMw7iIIe38XvKml?usp=sharing
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).
