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PARIS : Souffrance au travail – Le ministre Jean-Pier…

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PARIS : Souffrance au travail – Le ministre Jean-Pierre FARANDOU auditionné au Sénat

Le Sénat auditionnera ce 1er juillet le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, dans le cadre d’une mission sur la souffrance psychique au travail.

Dans un contexte de préoccupation croissante pour la santé mentale en milieu professionnel, le Sénat met le sujet à son ordre du jour. La mission d’information « La souffrance psychique au travail : un défi sociétal et collectif à relever » entendra ce mercredi 1er juillet 2026 à 16h30 Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des Solidarités. Cette audition, ouverte à la presse, sera retransmise en direct sur le site internet de l’institution.

Un phénomène en pleine expansion

Lancée le 4 février 2026 à l’initiative du groupe Rassemblement Démocratique et Social Européen (RDSE), cette mission parlementaire part d’un constat alarmant : une augmentation significative des souffrances psychiques liées à l’activité professionnelle. Les évolutions récentes des modes d’organisation du travail, accélérées par la crise sanitaire, ont mis en lumière de multiples facteurs de risque.

Parmi les causes identifiées figurent le délitement du collectif en entreprise, les injonctions contradictoires imposées aux salariés, les conflits de valeurs ou encore une fragilité psychologique générale exacerbée. Alors que le travail est souvent perçu comme un vecteur d’accomplissement personnel, son impact sur la santé mentale peut mener à des situations d’épuisement professionnel, ou burnout, conséquence d’un surinvestissement préjudiciable à la santé.

Une approche globale et préventive

La mission sénatoriale, présidée par Monique Lubin (Socialiste, Écologiste et Républicain – Landes) et dont la rapporteure est Annick Girardin (RDSE – Saint-Pierre-et-Miquelon), a pour ambition d’adopter une approche la plus large possible. Elle examinera la situation au-delà du seul secteur privé, puisque les agents publics et les travailleurs non-salariés sont également touchés.

Les travaux se concentreront sur l’analyse des politiques de prévention mises en place en amont, mais aussi sur l’évaluation des modalités d’accompagnement des victimes. Un volet important sera consacré au soutien apporté à ces personnes pour faciliter leur retour à l’emploi après une période d’arrêt.

Vers une reconnaissance en maladie professionnelle ?

Un des enjeux centraux de la mission sera d’étudier les conditions de reconnaissance de l’épuisement professionnel comme maladie professionnelle. Actuellement, cette reconnaissance n’est possible qu’au cas par cas, après l’examen de demandes individuelles par un comité régional, selon des modalités dérogatoires au droit commun.

Bien que le burnout soit un trouble multifactoriel, souvent lié à des difficultés personnelles, la mission souligne que sa dimension professionnelle reste prédominante. Cela implique une responsabilité accrue des employeurs dans la prise en compte de ce risque. L’objectif est de réfléchir à une meilleure prise en charge, en s’appuyant sur l’écoute des victimes, les bonnes pratiques du système de santé et des exemples étrangers, tout en évitant l’instrumentalisation du sujet dans les conflits du travail.

Les travaux de la mission et l’ensemble des auditions sont à retrouver sur le site du Sénat.

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).