PARIS : Loi d’urgence agricole – Le Parti anima…
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PARIS : Loi d’urgence agricole – Le Parti animaliste dénonce une « fuite en avant »
À la veille de son examen au Sénat, le Parti animaliste appelle à rejeter le projet de loi agricole, le qualifiant de menace pour les agriculteurs, les animaux et le climat.
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Alors que le Sénat s’apprête à examiner, à partir du 29 juin prochain, le projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles, le Parti animaliste monte au créneau pour alerter sur ce qu’il considère comme une « fuite en avant ». Dans une tribune adressée aux sénateurs, le parti estime que ce texte, loin de répondre à la détresse du monde agricole, risque au contraire « d’aggraver plusieurs des problèmes qu’il prétend résoudre ».
Un modèle agricole jugé à bout de souffle
Selon le Parti animaliste, le projet de loi perpétue une logique productiviste qui a déjà montré ses limites depuis des décennies. En favorisant l’agrandissement des élevages, l’intensification des productions et l’affaiblissement des protections environnementales, le texte maintiendrait un système qui conduit à la disparition de milliers d’exploitations et à la précarisation des agriculteurs.
Le parti dénonce un modèle où les animaux « sont enfermés dans des systèmes de production de plus en plus violents et éloignés de leurs besoins naturels ».
Cette approche, centrée sur le « produire toujours plus, toujours plus vite », est jugée responsable de l’appauvrissement des campagnes et de la détresse économique et psychologique d’un grand nombre de professionnels du secteur.
L’urgence climatique ignorée
Le Parti animaliste pointe également une déconnexion entre le projet de loi et les impératifs climatiques actuels.
« Alors que la France suffoque sous des températures records, des centaines de milliers de volailles meurent dans les élevages », rappelle la formation politique. Face à des vagues de chaleur amenées à s’intensifier, le parti s’interroge sur la pertinence de faciliter l’expansion des élevages intensifs.
« L’urgence n’est pas d’ignorer le climat, mais de construire une agriculture capable d’y résister », insiste le communiqué.
Pour ses rédacteurs, la résilience doit primer sur la course à la production.
Redéfinir la souveraineté et protéger le vivant
La vision de la souveraineté alimentaire portée par le projet de loi est aussi contestée. Pour le Parti animaliste, une véritable autonomie passerait par le développement des productions végétales destinées à l’alimentation humaine et par la réduction de la dépendance aux importations de matières premières servant à nourrir l’élevage intensif. Cette transition permettrait de préserver les ressources essentielles comme les sols, l’eau et les insectes pollinisateurs. Concernant la gestion de la faune sauvage, notamment le loup, le parti regrette que l’abattage reste la solution privilégiée. Il met en avant l’existence de mesures alternatives de protection des troupeaux, telles que la présence humaine renforcée et l’installation de clôtures spécifiques, qui ont fait leurs preuves dans d’autres pays européens comme l’Italie.
Un appel solennel aux sénateurs
En conclusion, le Parti animaliste demande solennellement aux sénateurs de rejeter le projet de loi en l’état.
Il les invite à soutenir un changement de paradigme agricole basé sur des propositions concrètes :
• Le développement des productions végétales françaises pour l’alimentation humaine.
• La réduction de la dépendance aux importations pour nourrir l’élevage.
• L’amélioration effective des conditions de vie des animaux d’élevage.
• La protection de l’environnement et des animaux sauvages.
• Le renforcement des moyens non létaux de protection des troupeaux.
« L’histoire jugera les choix qui seront faits aujourd’hui », conclut la tribune, appelant les parlementaires à ne pas cautionner un modèle « dont les limites sont désormais connues de tous ».
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

