METZ : Charles COULOMBEAU : « Déguster une œuvre d’ar…
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METZ : Charles COULOMBEAU : « Déguster une œuvre d’art pour prolonger l’expérience du musée »
À Metz, le chef étoilé Charles Coulombeau invite à une expérience sensorielle unique en transformant les œuvres du Centre Pompidou en desserts.
Au sommet du Centre Pompidou-Metz, une expérience artistique et gastronomique singulière attend les visiteurs. Dans son restaurant Yozora, le chef étoilé Charles Coulombeau a imaginé un dialogue audacieux entre l’art et la cuisine : proposer à ses clients de déguster une œuvre d’art sous la forme d’un dessert. Une invitation à prolonger la visite du musée par le goût, en découvrant par exemple un monochrome de Louise Nevelson non plus seulement avec les yeux, mais avec les papilles.
Une synergie née d’un vernissage
L’idée est née d’une volonté de tisser un lien plus fort entre le lieu d’exposition et sa table gastronomique. Le chef souhaitait aller au-delà du simple cadre architectural partagé, conçu par Shigeru Ban et Jean de Gastines.
« Je regrettais qu’il n’y ait pas plus de liens entre le musée et les restaurant […]. J’ai donc eu l’idée, lors d’un vernissage, de réaliser l’affiche de l’exposition sous la forme d’un dessert. Ça a eu un effet de dingue, donc j’ai continué pour chaque vernissage. Et j’ai voulu prolonger l’expérience en mettant sur ma carte un ou deux desserts liés à une œuvre », explique Charles Coulombeau.
Du visuel à l’assiette
Le processus de création est un véritable travail de traduction sensorielle. Le chef s’imprègne d’abord du visuel et de la texture de l’œuvre. Fort de son double bagage de cuisinier et de pâtissier, il en duplique l’esthétique avant d’y insuffler son identité culinaire. Les saveurs s’articulent autour de sa signature : les agrumes, l’acidité et l’umami, pour une expérience gustative cohérente avec la direction artistique de Yozora.
Au fil des expositions, qui rythment le changement de la carte tous les trimestres, des créations inspirées par Katarina Grosse, Pierre Soulages, Yayoi Kusama ou encore la célèbre banane de Maurizio Cattelan ont ainsi vu le jour.
Un rituel pour les convives
La dégustation est une mise en scène délicate qui crée un véritable pont entre la toile et la table.
« On dépose un chevalet en céramique sur la table des convives sur lequel l’œuvre est présentée avec un QR Code et des explications. Puis on vient servir notre version en dessert, ce qui provoque un effet. Il ne reste plus qu’à transformer l’essai par le goût », détaille le chef.
Le succès de cette démarche a dépassé les murs du musée messin, comme en témoignent les 800 desserts-bananes de Maurizio Cattelan servis lors d’un événement récent au Centre Pompidou de Paris.
Yozora, un écrin entre ciel et ville
Ouvert en juin 2024, Yozora (« ciel étoilé » en japonais) s’intègre dans un projet double porté par Charles Coulombeau au sein du musée. Il est complété par Umé (« prune »), une brasserie contemporaine franco-nippone ouverte le midi. Le soir, Yozora accueille une vingtaine de convives dans sa bulle vitrée pour une expérience gastronomique intime, offrant une vue panoramique sur Metz et sa cathédrale.
Né en Normandie et formé auprès des plus grands, Charles Coulombeau y exprime sa passion pour la cuisine nipponne et son excellence technique française. Un mariage récompensé par une première étoile au Guide Michelin seulement dix mois après l’ouverture, confirmant le restaurant comme une adresse incontournable participant au rayonnement de la scène culinaire lorraine.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

