PARIS : Vigilance au volant – Une étude mesure pour l…
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PARIS : Vigilance au volant – Une étude mesure pour la première fois l’impact des appels mains libres
Assurance Prévention dévoilera le 1er juillet une étude inédite sur les risques liés aux conversations téléphoniques en conduisant, même légales.
La conversation téléphonique au volant, même via un dispositif mains libres intégré au véhicule, constitue-t-elle un danger réel et mesurable ? C’est pour répondre à cette question cruciale, à l’approche des grands départs en vacances, que l’association Assurance Prévention présentera les résultats de sa nouvelle étude scientifique le mercredi 1er juillet 2026 à Paris. Cette recherche, menée en conditions simulées, s’attaque pour la première fois en France à la mesure précise de l’impact de ce type de conversation sur la vigilance des conducteurs.
Un risque cognitif largement sous-estimé
Si l’usage du téléphone tenu en main est interdit, la pratique de l’appel via les systèmes Bluetooth intégrés est légale et largement répandue. Pourtant, la distraction n’est pas seulement manuelle, elle est avant tout cognitive. Les données préliminaires partagées par l’association sont éloquentes : selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le simple fait de téléphoner en conduisant réduirait de 30 à 50 % la quantité d’informations routières perçues par le cerveau du conducteur.
L’étude met en lumière un autre fait marquant : la perte d’attention serait de deux à trois fois plus importante que lors d’une conversation avec un passager présent dans l’habitacle. Ce dernier adapte instinctivement son dialogue au contexte de la route (arrivée à un péage, manœuvre complexe), ce que ne peut faire un interlocuteur à distance, qui monopolise une part significative des ressources attentionnelles du conducteur.
Des défauts d’attention aux conséquences dramatiques
L’enjeu de cette étude n’est pas théorique, il se mesure en vies humaines. Les chiffres de la sécurité routière pour l’année 2024 en France sont formels : les défauts d’attention, dont l’utilisation du téléphone est l’une des causes majeures, étaient impliqués dans 24 % des accidents corporels. Cette distraction a directement entraîné la mort de 419 personnes sur les routes.
Le risque est particulièrement prégnant sur les longs trajets autoroutiers, souvent perçus comme monotones, qui incitent les automobilistes à chercher des distractions pour lutter contre l’ennui ou l’endormissement, au péril de leur sécurité et de celle des autres usagers. C’est dans ce contexte que s’inscrit la campagne de prévention estivale de l’association.
Une approche scientifique pour objectiver le danger
Initiée en 2019, cette série d’études sur la vigilance est menée par Assurance Prévention en collaboration avec l’institut Opinion Way. Elle s’appuie sur une méthodologie rigoureuse, plaçant des automobilistes volontaires en situation de conduite sur un simulateur perfectionné afin d’analyser leurs réactions et leur niveau de concentration face à différents stimuli.
La conférence du 1er juillet verra l’intervention d’Eric Lemaire, vice-président d’Assurance Prévention, et de Nadia Auzanneau, directrice du pôle Santé d’Opinion Way, qui détailleront les résultats et formuleront des conseils pratiques. Le professeur Dominique Boullier, sociologue spécialiste du numérique, apportera également son expertise pour analyser la manière dont ces technologies de communication modifient en profondeur nos comportements sur la route, transformant le véhicule en une extension du bureau ou de l’espace privé, au détriment de la tâche de conduite. L’objectif est de sensibiliser le public à un risque encore banalisé, pour que la route des vacances reste un plaisir et non un drame.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).


