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NICE : Julien PICOT dénonce la « nouvelle privatisation d’un équipement public stratégique » à Cap d’Ail

Lors du conseil métropolitain, l’élu d’opposition Julien Picot a vivement critiqué le projet de délégation de service public du port de Cap d’Ail.

La séance du conseil métropolitain de ce lundi 22 juin 2026 a été le théâtre d’une confrontation idéologique sur la gestion des biens publics. Au cœur des débats : la mise en délégation de service public du port de Cap d’Ail. Prenant la parole, l’élu d’opposition Julien Picot a livré une charge virulente contre ce projet, le qualifiant de « nouvelle privatisation d’un équipement public stratégique ».

S’adressant directement à la majorité et à son président, il a dénoncé une décision qui, selon lui, s’inscrit dans une logique purement libérale.

« Nous ne partageons pas cette conception, et nous nous y opposons fermement », a-t-il martelé à la tribune.

Un actif stratégique bradé

Pour l’élu, le port de Cap d’Ail représente bien plus qu’une simple infrastructure. Il s’agit d’un patrimoine collectif qui ne devrait pas être confié à des intérêts privés.

« Le port de Cap d’Ail est un bien commun qui ne doit pas finir entre les mains du grand capital », a insisté Julien Picot.

Il a également mis en doute les bénéfices d’un tel montage, arguant que les délégations de service public se traduisent historiquement par une perte de contrôle pour la collectivité.

« La réalité des délégations, c’est moins de transparence, plus de rentabilité, et une perte de maîtrise publique », a-t-il affirmé.

Une incohérence financière dénoncée

L’argumentaire de Julien Picot s’est ensuite porté sur le terrain financier, pointant une contradiction majeure dans la stratégie de la Métropole. Alors que l’institution affiche une « dette abyssale », il juge incompréhensible la décision de se séparer d’un actif générateur de revenus.

« La vérité est simple : les ports sont des mannes financières très importantes », a-t-il rappelé.

« Notre Métropole est en difficultés financières et vous allez, vous séparer de ce bien public. Où est la logique ? », a-t-il interrogé, jugeant qu’il faudrait au contraire « consolider nos outils publics et maîtriser nos ressources ».

Une interpellation politique ciblée

L’intervention a pris une tournure plus directement politique lorsque Julien Picot a interpellé Monsieur Léonelli, président du groupe « Estrosiste ». Faisant un parallèle avec un vote récent sur la régulation des locations de type Airbnb, il l’a sommé de clarifier son positionnement.

« Allez-vous aujourd’hui voter une nouvelle fois comme le président Éric Ciotti ? », a-t-il lancé.

« Je dirai même : Est-ce que vous allez, comme toujours, voter comme le Président Éric Ciotti ? », a-t-il ajouté, avant de conclure en positionnant son groupe comme la seule véritable force d’opposition au sein de l’assemblée.

« Si tel est le cas, vous ferez la démonstration que la seule opposition de cette assemblée, c’est le groupe de gauche et des écologistes ».

via Presse Agence.